Chers
lecteurs,
L’été approche, la coupe du monde également, et c’est l’occasion pour nous de vous faire partager un peu
d’exotisme avec ce numéro intégralement consacré aux jeux de sport. Sans regret, les auteurs habitués à
l’odeur du soufre ont quitté les sentiers bombardés pour tenter de dénicher un maximum de titres, recréant
un éventail varié de disciplines. Foot, basket, baseball, management en tout genre, courses automobile,
simulation équestre, billard et j’en passe...
Les jeux de sport, on aime ou on n’aime pas, et je n’ai certainement pas à vous démontrer leur intérêt.
D’ailleurs, je ne sais même pas ce que vous espérez trouver en lisant cet édito. Vous devriez déjà être en
train de dévorer les pages suivantes...
Quoiqu’il en soit, si vous êtes toujours là, il va bien falloir que je vous
divertisse. Chose que je vais faire en vous parlant d’un petit coup de coeur
que nous n’aurons pas l’occasion de tester en profondeur : Just Cause 2.
Les humeurs d’un joueur sont souvent changeantes et si un jour, il a soif de
stratégie, le lendemain, il peut très bien désirer un bon défouloir comme on en
fait rarement, c’est–à–dire sans message politico–sentimental, sans pseudo
dénonciations et sans scènes gratuites. Dans ce sens, je pense donc que
Just Cause 2 joue parfaitement
son rôle ! D’une durée de vie
énorme, ce jeu d’action «bac
à sable» vous emmènera sur
une île géante (plus grande que
tous les GTA réunis à ce qu’il paraît) afin de tuer du méchant de façon
très particulière. En effet, le héros est muni de trois outils : un grappin,
un parachute et une incroyable agilité. Il pourra ainsi sortir de son avion
en plein vol pour tirer sur ses adversaires en tenant équilibre sur une
aile, s’élancer sur un hélicoptère pour en déloger le pilote, sauter d’un
camion en chute libre depuis une falaise, s’envoler depuis un bâtiment en
feu etc. Bref, il peut faire tout et n’importe quoi, ce qui amènera souvent
des situations hilarantes.
Rarement je n’ai joué à un jeu aussi fun et même si la répétitivité est
évidente dans ce genre de titre, je n’ai pas ressenti la lassitude que procurait
rapidement GTA 4, notamment à cause du fait que l’argent, dans le jeu de
Rockstar, était purement inutile. Deux autres arguments sont à avancer
pour justifier de la qualité de Just Cause 2. Premièrement, les graphismes
sont excellents, notamment en ce qui concerne le champ de vision qui est
parmi l’un des plus profonds de l’histoire du jeu vidéo. Deuxièmement, les
développeurs ont réussi à étendre le concept des «succès» en intégrant
parfaitement ses principes inhérents dans le gameplay. Ainsi, entre deux
missions, on aura la possibilité d’aller «finir» un des 368 lieux de la carte ;
«finir un lieu» signifiant que le joueur devra découvrir toutes les caisses
(argent, améliorations véhicules et pièces d’armes) et faire exploser tous
les éléments destructibles du lieu en question (évidemment, le suivi des exploits est noté en détail). Si on ajoute à
cela les succès Steam, les tâches données par les trois factions et la mission principale, il y a du pain sur la planche !
Just Cause 2 est un jeu, un vrai, dans lequel le joueur est apte à faire ce qu’il ne pourra jamais faire en chair et en
os. Un peu comme dans les jeux de sport...
Bonne
lecture.
Guillaume Poulain