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A l’étage, la Salle des campagnes a été conçue
plus particulièrement pour exposer l’histoire
militaire de la Légion étrangère à travers
ses combats. Le visiteur est dans un espace moins intime et
moins chargé de symboles. Il y retrouve certes des objets,
mais aussi tout l’habillage pédagogique d’un
musée : feuille de stances, cartels, didacticiels variés.
Autant la salle d’honneur ne peut se comprendre qu’en
présence d’un guide, systématiquement disponible
pour les groupes, ou d’un audio-guide pour les individus
isolés, autant la salle des campagnes laisse l’opportunité de
se déplacer dans un parcours chronologique accessible à la
fois au moins historiens des visiteurs et aux moins francophones
d’entre eux.

Le
buste du général Jeanningros, commandant de la
Légion au Mexique.
Après une évocation de la tradition des étrangers
au service de la France, des arbalétriers génois
de 1346 au régiment de Hohenlohe dissous en 1830, le visiteur
est emmené de la création de la Légion étrangère,
consécutive à la loi du 9 mars 1931, jusqu’aux
interventions actuelles de la Légion. A chaque phase historique,
il a accès aux pièces marquantes de cette période,
armement, uniforme, prises de guerre, objets d’ethnographie.
En complément de ces éléments en trois dimensions,
le musée se distingue par une impressionnante collection
de documents graphiques accumulés depuis un siècle.
Benigni, Rousselot, Toussaint, Marin-Gillet alias Marino, Rosenberg
se sont succédés comme peintres quasi officiels du
musée de la Légion étrangère et près
de 400 de leurs œuvres, dessins aquarellés pour la
plupart, accompagnent la visite. Moins connues du grand public,
les œuvres des légionnaires Jondvedt, Toussaint
Yvon, Burda, Kauffmann, Perez y cid, Kwon forment l'essentiel
du reste
de cette collection.

L'annexe
de Puyloubier n'oublie aucune campagne.
En haut, les légionnaires lors du débarquement
de Narvik, en 1940.
En bas, les campagnes coloniales de la fin du XIXe siècle.

Enfin,
le musée est indissociable de son annexe de Puyloubier,
le Musée de l'uniforme légionnaire. Abritée
par l'Institution des invalides de la Légion étrangère,
dans l'attente de la réalisation du projet de « grand
musée » à Aubagne, une collection unique au
monde, réunie par Raymond Guyader depuis près de
40 ans, réunit les tenues et accessoires des légionnaires
de 1831 à nos jours. La fraction présentée
au public se compose, entre autres, de 94 ensembles présentés
sur mannequins depuis la tenue initiale de 1831 jusqu'à la
fin de la présence sur le sol algérien en 1968.

L'annexe
de Puyloubier r s'intéresse d'abord
à l'uniformologie avec un grand soin du détail..
En haut, les premiers uniformes.
En bas, les uniformes récents dont le célèbre sapeur avec son tablier et sa hache,
toujours remarqué lors des défilés du 14 juillet
.

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