Le musée de la Légion Etrangère
par Philippe Guyot

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A l’étage, la Salle des campagnes a été conçue plus particulièrement pour exposer l’histoire militaire de la Légion étrangère à travers ses combats. Le visiteur est dans un espace moins intime et moins chargé de symboles. Il y retrouve certes des objets, mais aussi tout l’habillage pédagogique d’un musée : feuille de stances, cartels, didacticiels variés. Autant la salle d’honneur ne peut se comprendre qu’en présence d’un guide, systématiquement disponible pour les groupes, ou d’un audio-guide pour les individus isolés, autant la salle des campagnes laisse l’opportunité de se déplacer dans un parcours chronologique accessible à la fois au moins historiens des visiteurs et aux moins francophones d’entre eux.


Le buste du général Jeanningros, commandant de la Légion au Mexique.


Après une évocation de la tradition des étrangers au service de la France, des arbalétriers génois de 1346 au régiment de Hohenlohe dissous en 1830, le visiteur est emmené de la création de la Légion étrangère, consécutive à la loi du 9 mars 1931, jusqu’aux interventions actuelles de la Légion. A chaque phase historique, il a accès aux pièces marquantes de cette période, armement, uniforme, prises de guerre, objets d’ethnographie. En complément de ces éléments en trois dimensions, le musée se distingue par une impressionnante collection de documents graphiques accumulés depuis un siècle. Benigni, Rousselot, Toussaint, Marin-Gillet alias Marino, Rosenberg se sont succédés comme peintres quasi officiels du musée de la Légion étrangère et près de 400 de leurs œuvres, dessins aquarellés pour la plupart, accompagnent la visite. Moins connues du grand public, les œuvres des légionnaires Jondvedt, Toussaint Yvon, Burda, Kauffmann, Perez y cid, Kwon forment l'essentiel du reste de cette collection.


L'annexe de Puyloubier n'oublie aucune campagne.
En haut, les légionnaires lors du débarquement de Narvik, en 1940.
En bas, les campagnes coloniales de la fin du XIXe siècle.


Enfin, le musée est indissociable de son annexe de Puyloubier, le Musée de l'uniforme légionnaire. Abritée par l'Institution des invalides de la Légion étrangère, dans l'attente de la réalisation du projet de « grand musée » à Aubagne, une collection unique au monde, réunie par Raymond Guyader depuis près de 40 ans, réunit les tenues et accessoires des légionnaires de 1831 à nos jours. La fraction présentée au public se compose, entre autres, de 94 ensembles présentés sur mannequins depuis la tenue initiale de 1831 jusqu'à la fin de la présence sur le sol algérien en 1968.

L'annexe de Puyloubier r s'intéresse d'abord à l'uniformologie avec un grand soin du détail..
En haut, les premiers uniformes.
En bas, les uniformes récents dont le célèbre sapeur avec son tablier et sa hache,
toujours remarqué lors des défilés du 14 juillet .

 

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