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Le
Musée de la Légion étrangère, visite
au pays des étrangers servant la France
Dans
ces murs des années soixante, chaque étage à sa
logique autonome. Le rez-de-jardin est un lieu à vocation
interne, mais il est ouvert à la visite en dehors des jours
de cérémonies fonctionnelles. Il se compose d’une
salle d’honneur prolongée par une crypte. Dans cette
vaste salle, le jeune candidat au recrutement au sein de la Légion
reçoit son contrat d’engagement de la main de son
premier chef de section, un lieutenant à titre étranger
donc issu du rang, qui lui remet ce document devant le tableau
de Jean Adolphe Beaucé, élève de Ch. Bazin,
relatif au combat de Camerone. Dès l’origine de sa
vie militaire, l’homme est donc placé en présence
de l’image de la fidélité à la parole
donnée et du sacrifice qu’elle sous-tend.

Le
képi blanc
est un symbole dont l'histoire reste souvent mal connue.
Une vitrine
spéciale explique son évolution
tant pour le légionnaire que pour le visiteur.
Quatre mois plus tard, son instruction
initiale achevée,
ce jeune, devenu légionnaire, revient dans cette salle,
où un caporal-chef ancien lui présente quelques repères
simples: Camerone, le serment, le havresac du XIXe siècle
et son célèbre « boudin ». Avec des mots
adaptés au moins francophone d'entre eux, le général
commandant la Légion étrangère, ou l’officier
qui en reçoit la délégation, leur adresse
un mot de félicitation pour le succès de l’instruction,
puis les emmènent dans la crypte. Au garde-à-vous
devant les noms des morts tombés au champ d’honneur
qui entourent la main articulée du capitaine Danjou, symbole
physique du serment de fidélité et du sacrifice,
le légionnaire approche les anciens drapeaux des régiments étrangers.
C’est en ces lieux que le général lui évoque
le sacrifice de ces anciens dont la Légion perpétue
la mémoire.
Bien
plus tard, le jour de son départ à la retraite
ou de la fin de son ultime contrat, le légionnaire, quel
que soit son grade, revient dans la salle d’honneur où le
même type de cérémonie se déroule. Une
dernière fois, il vient se recueillir auprès du symbole
des anciens tombés pour la France. Il remet en quelque sorte
le bilan de son service devant les mannes de ses anciens qu’il
viendra visiter ultérieurement, le plus souvent au cours
des fêtes de Camerone ou à l’occasion d’un
voyage touristique. Ils sont ainsi près de 3000 anciens,
chaque année, à revenir sur ce lieu de mémoire,
en quelque sorte sur le caveau de la famille.

Le musée
d'Aubagne comporte aussi de nombreux mannequins.
En haut, les campagnes de la décolonisation.
En bas, la Seconde Guerre mondiale.

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