Le Premier Empire

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La Grande Armée

La Grande Armée compte parmi les plus remarquables réalisations issues de la pensée de Napoléon. Elle dépasse en ampleur l'oeuvre militaire de Louvois, dont les talents d'organisateur demeurent célèbres. Puissante formation, elle fut le plus merveilleux outil dont jamais souverain ait disposé jusqu’alors.

Deux officiers du 5e régiment de hussard

Deux officiers du 5e régiment de hussard

La Grande Armée était en germe dans l'armée dite "de Réserve" qui vainquit à Marengo. Son organisation eut pour base la création du corps d'armée et de la réserve générale de cavalerie.

Dans sa composition, l'infanterie prévalait dans la Grande Armée. De 117 régiments dont 27 légers sous le Consulat, elle atteindra 243 régiments en 1813 (comme sous Louis XIV), mais elle diminuera en qualité à mesure que se raréfieront les vieux soldats. Le lot d'épreuves du fantassin en campagne fut le plus lourd, pataugeant dans la boue ou suant dans la poussière, il parcourut toutes les contrées d'Europe des montagnes d'Espagne aux steppes de Russie.

Colonel d'un régiment de cuirassier et cuirassier du 1er rgt

Colonel d'un régiment de cuirassier et cuirassier du 1er régiment

A l'opposé de ce qu'il fut pendant les guerres de la Révolution, le rôle de la Cavalerie sous l'empire fut considérable. Napoléon sut lui donner un champ d'action fécond et nouveau, l'indépendance, le nombre, la mobilité et la hardiesse. Le nombre des régiments de cavalerie, de 80 en 1805, passera à 93 dans les dernières années, non compris ceux de la Garde.

L'effectif de l'artillerie doublera du Consulat à 1813 et, à partir de 1809, le rôle des grandes batteries deviendra capital dans les batailles.

Tambour des chasseurs à pied de la Garde impériale

Tambour des chasseurs à pied de la Garde impériale

Issue de la Garde des Consuls, la Garde impériale constituera la force sur laquelle Napoléon s'appuiera en toutes circonstances. Composée des plus beaux hommes, des plus valeureux soldats de l'armée, son effectif ne cessera d'augmenter. De 10.000 hommes en 1804, elle atteindra celui d'une armée, 100.000 hommes en 1814, placée sous les ordres directs de l'empereur.

A la Grande Armée, quelques hommes avaient servi sous le roi, un quart avait fait toutes les campagnes de la Révolution, un second quart celles du Consulat et près de la moitié comprenait des recrues incorporées après Marengo. Tous les officiers avaient l'expérience de la guerre, car plus de la moitié avait servi comme soldats ou sergents dans l'armée royale. Les colonels étaient jeunes, de 35 à 40 ans en moyenne, certains beaucoup plus jeunes encore.

 

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