Le Premier Empire

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Napoléon Ier

Cette petite salle, voûtée en arcs parallèles portant dalles, abrite les souvenirs les plus prestigieux de cette période.

Chapeau porté par l'empereur Napoléon vers 1810

Chapeau porté par l'empereur Napoléon vers 1810.
La cocarde est celle qu'il mit au retour de l'île d'Elbe, le 1er mars 1815.
Gants portés pas le général Bonaparte en Egypte (1798-1800)

On remarquera dans la vitrine consacrée à l'empereur, outre le chapeau avec sa cocarde et Des gants portés en Egypte ; le drapeau du ler régiment de grenadiers à pied de la Garde impériale, présent à la Moskowa et à l'entrée à Moscou en 1812 ; une précieuse Aigle de drapeau en bronze doré, de celles qui furent remises à l'armée par l'Empereur le 5 décembre 1804 ; un livre de sa bibliothèque ; des autographes ; des souvenirs du prince Eugène, du mamelouk Roustan, du secrétaire Méneval...

En face, sont exposés des objets et autographes provenant des maréchaux Davout, Bessières, Macdonald, Poniatowski.

Les insignes de la Légion d'honneur, depuis sa fondation.

Les insignes de la Légion d'honneur, depuis sa fondation

La Légion d'honneur fut créée par Napoléon Bonaparte, Premier Consul, le 19 mai 1802, pour "les militaires qui ont rendu des services majeurs à l'état" ainsi que pour les civils qui se sont illustrés dans "les fonctions législatives, l'administration, la justice ou les sciences......". La vitrine présente tous les modèles principaux des insignes portés depuis 1804, date de la première distribution qui eut lieu en l'église Saint-Louis des Invalides. On remarquera également les insignes de chevalier de la Couronne de Fer et ceux de chevalier de la Réunion, ordres créés respectivement en 1805 et 1811 par Napoléon. On y retrouves enfin les insignes des ordres fondés par ses frères comme rois de Naples, d'Espagne et de Westphalie.

Officier d'infanterie légère en chapeau et capote, 1812

Officier d'infanterie légère en chapeau et capote, 1812

L'immense travail de création et de coordination que nécessitait le gouvernement de l'empire était conçu, ordonné, surveillé dans son exécution par Napoléon lui-même. Tous les ordres concernant les opérations, les mouvements, l'administration, la vie de l'armée et de l'empire émanaient de l'Empereur, étaient dictés et signés par lui. Et cette tâche de titan était accomplie avec deux ou trois secrétaires, des plumes d'oie et des courriers à cheval.

L'Empereur ne négligeait rien de ce qui pouvait frapper l'esprit des soldats et les pénétrer de sa toute puissance et de la grandeur de la tâche qui les attendait. La tenue au quartier ou en campagne différait de celle qu'on revêtait pour la parade. Certaines grandes batailles, par exemple celles d'Austerlitz, Wagram, Friedland et la Moskowa, furent livrées en grande tenue. C'était alors un assaut d'émulation d'un corps de troupe à un autre, chacun s'efforçant de supplanter l'uniforme du voisin en luxe et en éclat. L'aigle que l'Empereur remettait en personne aux régiments avec tout le cérémonial nécessaire faisait l'objet d'un véritable culte de l'honneur du corps qu'elle représentait.

Habit d'aide de camp du maréchal Berthier

Habit d'aide de camp du maréchal Berthier

En 1805, le plus jeune des généraux avait 29 ans, le plus âgé 58. Ils différaient de valeur, mais tous étaient d'une grande bravoure. Parmi ceux qui reçurent la dignité de maréchal de l'empire : en 1804, lors de la première promotion, Berthier fut leur doyen (51 ans) et Davout leur benjamin (34 ans).

"Aucune autre armée", a écrit le général Weygand, "n'aurait pu donner naissance à une constellation de chefs de cette qualité ; elle brille d'un éclat sans pareil dans le ciel de notre histoire militaire et nous entendons encore sonner avec orgueil leurs titres qui sont des noms de victoires".


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