Solferino et Magenta : les victoires de Napoléon III (1859)
par Jean-Philippe LIARDET, dr

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La préparation de la campagne

 

Le 3 mai, la France déclare la guerre à l'Autriche. Napoléon III respecte ainsi sa promesse de soutien au roi Emmanuel II de Piémont-Sardaigne qui a pris l'initiative du conflit en mobilisant son armée. En échange, il obtient la cession de la Savoie et du comté de Nice. Il compte ainsi rendre son prestige à la France et faire évoluer un équilibre européen figé depuis 1815.


Napoléon III espérait retrouver en Italie la gloire de la campagne de 1800


Une armée française mal préparée

L'armée d'Italie nouvellement constituée comporte cinq corps d'armée et la Garde impériale. Les effectifs restent ceux du temps de paix en raison de l'inorganisation des réserves qui ne rejoindront les unités que dans les derniers jours de la campagne. La situation est tout aussi déplorable sur le plan matériel. Les munitions, le ravitaillement, les chevaux, les tentes et les couvertures sont présents en quantités insuffisantes. Toutefois, si l'artillerie de siège est inexistante, l'armée française dispose de 68 nouveaux canons rayés, supérieurs à ceux des Autrichiens.

Par ailleurs, l'état-major français fait une utilisation judicieuse des voies ferrées françaises et italiennes même si les deux réseaux ne sont pas reliés à travers les Alpes. Les autres unités arrivent par voie navale.

 

L'Armée d'Afrique en renfort

La présence d'unités de l'armée d'Afrique est donc de nouveau nécessaire pour renforcer les forces métropolitaines. Le 1er étranger est envoyé en Corse en avril, dans l'espoir rapidement déçu d'attirer des volontaires italiens. En effet, il compte à peine 600 hommes, soit tout ce qui reste de la deuxième Légion, ou Légion suisse. Créée pendant la campagne de Crimée, celle-ci représente la derrière tentative française d'employer un corps de recrutement entièrement suisse. Le 1er étranger est acheminé par bateau vers Gênes où il débarque le 11 mai 1859. Le 2e étranger l'a précédé de quelques jours (26 avril) en provenance d'Oran. C'est par contre une unité redoutable. Formé à partir de la brigade étrangère engagée en Crimée, elle compte un grand nombre de vétérans et des effectifs environ trois fois supérieurs au 1er étranger.

Les quatre régiments de zouaves sont engagés avec la quasi-totalité des unités disponibles soit 11 bataillons fort de 900 hommes chacun. Trois régiments de chasseurs et un régiment de marche de tirailleurs à trois bataillons sont également de la campagne.

Les zouaves de la garde impériale se sont particulièrement distingués

 

La 2e brigade de la 2e division, formée des deux régiments étrangers du 2e zouaves est ainsi une des unités les plus solides du 2e corps d'armée commandé par MacMahon.

 

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