page
1 - page 2 - page 3 - page
4
Les forces en
présence
L'armée du Dahomey
L'armée du
Dahomey représente une force respectable. Les troupes permanentes
comptent environ 3 000 guerriers auxquels il faut ajouter les
800 guerrières de la garde personnelle du roi Béhanzin, les "Amazones".
En cas de besoin, tous les hommes en âge de servir doivent rejoindre
l'armée ce qui porte les effectifs à plus de 12 000 "hommes".
Profitant
des sommes allouées par la France pour acheter son amitié, le
roi a renouvelé en partie l'armement de ses troupes. Il a fait
l'acquisition de 2 000 fusils modernes (Winchester américaines
et Chassepot français), de 5 mitrailleuses (des Reffye françaises
obsolètes) de 400.000 cartouches mais aussi et surtout de six
canons Krupp. Profitant probablement des conseils de quelques
trafiquants européens, ses troupes sont capables de manouvrer
sous le feu.

La
garde personnelle du roi Béhanzin est composée
de femmes qui combattront avec fanatisme
Le corps expéditionnaire
français
Les forces
françaises sont sous le commandement du colonel Amédée
Dodds, des troupes de marine. Il dispose de 3.450 hommes, essentiellement
des tirailleurs sénégalais et haoussas mais aussi de petits détachements
de spahis, de chasseurs d'Afrique, de tirailleurs algériens ainsi
qu'un bataillon d'infanterie de marine. L'unité la plus solide
est le bataillon de marche de Légion étrangère fort de 800 hommes
sous les ordres du commandant Faurax. Il s'agit alors de la plus
puissante expédition jamais conduite en Afrique.
Le bataillon
de marche de la Légion Depuis 1884, la Légion étrangère est constituée à partir
d'éléments de deux régiments : le 1er (Sidi-bel-Abbès)
et le 2e (Saïda). Tous deux fournissent un contingent de 400
légionnaires au bataillon de marche. Les hommes sont triés sur
le volet car presque tous les légionnaires se portent volontaires
pour briser la monotonie de la vie de garnison. Beaucoup d'entre
eux sont des vétérans du Tonkin. Le choix de ne pas employer
d'unités constituées (bataillon ou compagnie) permet de conserver
une présence dans les nombreux postes tenus par la Légion étrangère
en Algérie. Le bataillon débarque à Cotonou le 26 août 1892 puis
rejoint Porto Novo en barque.

Légionnaire
au Dahomey
dessin de Mahut
page
1 - page 2 - page 3 - page
4 |