La campagne de Crimée (1854-1855)
par Jean-Philippe Liardet, dr

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Le bilan de la campagne

 

Le 1er février 1856, les conditions préliminaires de paix sont acceptées à Vienne. La ratification finale a lieu lors du congrès de Paris (28 février au 30 mars). La campagne est un succès mais il a été durement acquis et pas seulement en raison de la farouche résistance des troupes russes.

Cette campagne se caractérise en effet par l'incompétence des gouvernements et des commandants en chef des deux camps. Les objectifs politiques restent flous, notamment lors de la campagne de Crimée. Les opérations militaires souffrent d'une improvisation constante. Enfin l'organisation est déplorable. La flotte française, renforcée par les bâtiments réquisitionnés, fait de son mieux mais ne dispose pas des moyens nécessaires pour assurer le ravitaillement d'un corps expéditionnaire fort de plus de 100.000 hommes. De juillet 1854 au début de l'année 1856, elle va cependant transporter dans les deux sens 310.000 hommes, 42.000 chevaux, 1676 pièces d'artillerie et 600.000 tonnes de matériels diver

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Matelot de la campagne de Crimée - La flotte joua un rôle important en ravitaillant les assiégeants
mais aussi en bombardant la place malgré la dangereuse riposte des pièces russes.

musée de l'Empéri de Salon-de-Provence (collections du Musée de l'Armée)
photos : Empér
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Sur les 256 000 hommes perdus par la Russie, 128 700 seulement meurent au combat. a situation est encore pire côté allié : la France, l'Angleterre, la Turquie et le royaume de Sardaigne perdent seulement 70 000 hommes au combat sur un total de 252 600. Le choléra emporte les autres. Les épidémies sont favorisées par les privations subies par la troupe et par les déplorables conditions d'hygiène.

L'Armée d'Orient compte ainsi 95.615 morts dont 10.240 tombés au combat et environ 10.000 autres morts de leurs blessures dans les hôpitaux. Les 75.000 restant succombent de maladie et d'épidémies infectieuses, notamment le typhus.

Les opinions publique, notamment en Angleterre, s'émeuvent de l'horreur de la situation et commencent à se préoccuper du bien-être de leurs soldats. La couverture médiatique du conflit par les correspondants de guerre de la plupart des grands journaux explique cette évolution.

Les Zouaves s'emparent de la redoude de Malakoff. Bien entraînés et supérieurement motivés
ils seront parmi les meilleurs combattants de la campagne. Mais après cet assaut le 2e zouaves
est commandé par un capitaine et ne compte plus qu'un quart des hommes valides par compagnie.

 

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