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par Morgan Hamard

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La cavalerie

La cavalerie se divise en unités légères et lourdes. La cavalerie lourde qui regroupe les chevaliers améliore ses formations depuis la fin du Moyen Age. Les cavaliers doivent combattre en groupe et non plus de façon individuelle. Ils se rassemblent en unités constitués de plusieurs cavaliers : les lances, les bandes d’ordonnances.

Les lances françaises rassemblent plusieurs hommes d’armes. En 1525, elles se composent en théorie d’un gendarme (noble) de deux ou trois archers montés appartenant le plus souvent à la noblesse qui sont en fait des cavaliers en armures plus légèrement équipés que le gendarme, d’un coutillier et de serviteurs. Cent lances forment une compagnie d’ordonnance

La cavalerie lourde impériale possède une organisation équivalente. Le nombre de cavaliers varie selon l’origine de la lance : espagnole (4 cavaliers) napolitaine ou bourguignonne (plus de cavaliers).

Les cavaliers sont armés de la lance fort utile pour la charge contre l’infanterie ou la cavalerie. Ils possèdent également des armes pour le combat rapproché comme l’épée ou le marteau d’arme. Lors de la charge de la gendarmerie française à Pavie, la lance devient vite inutile. Les cavaliers français engagent leurs adversaires avec des armes plus légères. Pour se protéger, les cavaliers enfilent des armures. Celles-ci protègent parfois le cheval.

Sur le champ de bataille, les cavaliers adoptent différentes formations. Les lances françaises chargent l’ennemi en se déployant sur deux rangs. Cette manœuvre permet à un grand nombre de cavaliers de pouvoir combattre. Les nobles avides de gloire sont ainsi satisfaits mais au détriment du bon sens. La tactique de la haie expose la cavalerie au feu de l’adversaire sans pouvoir utiliser l’avantage majeur de ce genre de cavalerie : le choc. La défaite des gendarmes français à la bataille de Pavie souligne bien les défauts de cette tactique qui privilégie la quête de gloire plus que la destruction de l’adversaire. Cependant ils confirment leur supériorité sur leurs homologues en repoussant la cavalerie impériale pendant la bataille. Celle-ci préfère se regrouper en une masse plus profonde et compacte.

La cavalerie légère est également importante. Elle sert à éclairer le commandement sur les intentions de l’ennemi, à harceler et à poursuivre une armée. Les Espagnols utilisent des « génétaires » (nom issu de leurs chevaux, "les genets"). Ces cavaliers sont une lointaine imitation de la cavalerie maure. Ils combattent avec un équipement léger et se servent de javelots. Les deux armées à Pavie emploient également des estradiots : cavaliers mercenaires issus des Balkans.


Armure composite, de Galiot de Genouillac. Italie du nord, vers 1520.
(© Paris - Musée de l'Armée / Dargaud)

L'artillerie

L’artillerie est l’une des innovations les plus déterminantes de la fin du Moyen Age. En effet, les réformes initiées par les frère Bureau sous le règne de Charles VII permettent aux bouches à feu de jouer enfin un rôle important au combat. L’amélioration de l’artillerie entraîne notamment un changement dans l’art de la fortification pour résister à leur puissance de feu. Les pièces d’artillerie du début du XVIème siècle reçoivent certaines innovations. Le bronze devient le métal de prédilection pour leur fabrication car les risques d'éclatement sont moindres. Le boulet métallique s’impose par rapport au boulet en pierre. On développe aussi des moyens d’améliorer le pointage des pièces (tourillons).

L’artillerie de la Renaissance garde cependant de sérieux défauts. La grande variété de calibres fait obstacle à une réelle standardisation. Le transport des grosses pièces pose également de nombreux problèmes.

Dans ce domaine, les Français dominent incontestablement leurs adversaires. Les victoires françaises de Ravenne et de Marignan sont dues en grande partie à l’artillerie. Pendant le siège et la bataille de Pavie , l’artillerie ne joue cependant pas un rôle déterminant. Les pièces françaises n’arrivent pas à emporter la décision lors du siège. Elles jouent également un rôle limité durant la bataille car la charge prématurée de François Ier l’empêche d’agir suffisamment longtemps sur les Impériaux. Ces derniers n’accordent pas une grande place à leur artillerie dans leur mouvement sur le champ de bataille. Les seules pièces emmenées dans le parc tombent aux mains des Suisses.

Bibliographie:
Thomas F. Arnold : Les guerre de la Renaissance, Atlas, Editions Autrement.
Indispensable pour connaître la guerre à l'époque de Michel-Ange.
Laurent Henninger : Marignan, éditions Socomer.
Ce fascicule donne de bons renseignements sur l'art de la guerre au XVIe siècle.
Charles Oman : The art of war in the sixteenth century, réedition. Greenhill. Une somme.
Konstam et Turner, Pavia 1525, série Campaign Osprey.
Jean-Paul Mayer, Pavie, éditions Cénomane.
Deux ouvrages incontournables pour étudier plus particulièrement la bataille de Pavie.
Site sur les «tercios» espagnols : http://www.geocities.com/ao1617/tercio.html

 

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