page
1 - page 2 - page
3 - page 4 - page
5 - page 6 - page
7 - page 8 - page
9 - page 10 - page 11
La cavalerie
La
cavalerie se divise en unités légères
et lourdes. La cavalerie lourde qui regroupe les chevaliers améliore
ses formations depuis la fin du Moyen Age. Les cavaliers doivent
combattre en groupe et non plus de façon individuelle. Ils
se rassemblent en unités constitués de plusieurs
cavaliers : les lances, les bandes d’ordonnances.
Les
lances françaises rassemblent plusieurs hommes d’armes.
En 1525, elles se composent en théorie d’un gendarme
(noble) de deux ou trois archers montés appartenant le plus
souvent à la noblesse qui sont en fait des cavaliers en
armures plus légèrement équipés que
le gendarme, d’un coutillier et de serviteurs. Cent lances
forment une compagnie d’ordonnance
La
cavalerie lourde impériale possède une organisation équivalente.
Le nombre de cavaliers varie selon l’origine de la lance
: espagnole (4 cavaliers) napolitaine ou bourguignonne (plus de
cavaliers).
Les
cavaliers sont armés de la lance fort utile pour la
charge contre l’infanterie ou la cavalerie. Ils possèdent également
des armes pour le combat rapproché comme l’épée
ou le marteau d’arme. Lors de la charge de la gendarmerie
française à Pavie, la lance devient vite inutile.
Les cavaliers français engagent leurs adversaires avec des
armes plus légères. Pour se protéger, les
cavaliers enfilent des armures. Celles-ci protègent parfois
le cheval.
Sur
le champ de bataille, les cavaliers adoptent différentes
formations. Les lances françaises chargent l’ennemi
en se déployant sur deux rangs. Cette manœuvre permet à un
grand nombre de cavaliers de pouvoir combattre. Les nobles avides
de gloire sont ainsi satisfaits mais au détriment du bon
sens. La tactique de la haie expose la cavalerie au feu de l’adversaire
sans pouvoir utiliser l’avantage majeur de ce genre de cavalerie
: le choc. La défaite des gendarmes français à la
bataille de Pavie souligne bien les défauts de cette tactique
qui privilégie la quête de gloire plus que la destruction
de l’adversaire. Cependant ils confirment leur supériorité sur
leurs homologues en repoussant la cavalerie impériale pendant
la bataille. Celle-ci préfère se regrouper en une
masse plus profonde et compacte.
La
cavalerie légère est également importante.
Elle sert à éclairer le commandement sur les intentions
de l’ennemi, à harceler et à poursuivre une
armée. Les Espagnols utilisent des « génétaires » (nom
issu de leurs chevaux, "les genets"). Ces cavaliers sont
une lointaine imitation de la cavalerie maure. Ils combattent avec
un équipement léger et se servent de javelots. Les
deux armées à Pavie emploient également des
estradiots : cavaliers mercenaires issus des Balkans.

Armure
composite, de Galiot de Genouillac. Italie du nord, vers 1520.
(© Paris - Musée de l'Armée / Dargaud)
L'artillerie
L’artillerie est l’une des innovations les plus déterminantes
de la fin du Moyen Age. En effet, les réformes initiées
par les frère Bureau sous le règne de Charles VII
permettent aux bouches à feu de jouer enfin un rôle
important au combat. L’amélioration de l’artillerie
entraîne notamment un changement dans l’art de la fortification
pour résister à leur puissance de feu. Les pièces
d’artillerie du début du XVIème siècle
reçoivent certaines innovations. Le bronze devient le métal
de prédilection pour leur fabrication car les risques d'éclatement
sont moindres. Le boulet métallique s’impose par rapport
au boulet en pierre. On développe aussi des moyens d’améliorer
le pointage des pièces (tourillons).
L’artillerie de la Renaissance garde cependant de sérieux
défauts. La grande variété de calibres fait
obstacle à une réelle standardisation. Le transport
des grosses pièces pose également de nombreux problèmes.
Dans
ce domaine, les Français dominent incontestablement
leurs adversaires. Les victoires françaises de Ravenne et
de Marignan sont dues en grande partie à l’artillerie.
Pendant le siège et la bataille de Pavie , l’artillerie
ne joue cependant pas un rôle déterminant. Les pièces
françaises n’arrivent pas à emporter la décision
lors du siège. Elles jouent également un rôle
limité durant la bataille car la charge prématurée
de François Ier l’empêche d’agir suffisamment
longtemps sur les Impériaux. Ces derniers n’accordent
pas une grande place à leur artillerie dans leur mouvement
sur le champ de bataille. Les seules pièces emmenées
dans le parc tombent aux mains des Suisses.
Bibliographie:
Thomas F. Arnold : Les guerre de la
Renaissance, Atlas, Editions Autrement.
Indispensable pour connaître la guerre à l'époque de Michel-Ange.
Laurent Henninger : Marignan, éditions Socomer.
Ce fascicule donne de bons renseignements sur l'art de la guerre au XVIe siècle.
Charles Oman : The art of war in the sixteenth century, réedition. Greenhill.
Une somme.
Konstam et Turner, Pavia 1525, série Campaign Osprey.
Jean-Paul Mayer, Pavie, éditions Cénomane.
Deux ouvrages incontournables pour étudier plus particulièrement la bataille
de Pavie.
Site sur les «tercios» espagnols : http://www.geocities.com/ao1617/tercio.html |
page
1 - page 2 - page
3 - page 4 - page
5 - page 6 - page
7 - page 8 - page
9 - page 10 - page
11
|