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Les
pertes subies par les deux camps durant cette bataille restent
difficiles à connaître. Il est cependant possible
de s’en faire une idée à partir des récits
contemporains. L’armée française a perdu
vraisemblablement plus de 10 000 hommes tués ou capturés.
Les Impériaux déplorent la perte de 500 des leurs.
L‘artillerie royale (53 canons) reste aux mains des vainqueurs.
Beaucoup de grands capitaines français ont perdu la
vie au cours de la bataille ou ont été capturés.
Les Impériaux se sont emparés de François
Ier. Le dernier roi français prisonnier après
une défaite fut Jean le Bon à Poitiers en 1356.
Les
conséquences de la bataille sont évidemment désastreuses
pour le royaume de France. Outre la perte d’une armée
et la capture du roi, les Français abandonnent la Lombardie.
L’Italie doit accepter la domination impériale. La
guerre continue cependant même après la libération
de François Ier en janvier 1526. Le roi libéré en
promettant de renoncer à ses rêves de conquête
en Italie ne respecte pas ses engagements et continue la lutte.
La guerre va durer jusqu’en 1559, date du traité de
Cateau-Cambrésis.
En
conclusion
La
bataille de Pavie peut se définir comme une suite de
combats sans liens directs entre eux dont le vainqueur est celui
qui a le mieux réussit à diriger ses troupes aux
endroits névralgiques.
Elle
est aussi un exemple parfait d’utilisation combinée
de piquiers et d’arquebusiers pour obtenir la victoire. La
cavalerie lourde française est la grande perdante de la
bataille. Mais si, elle n’a pas triomphé de l’infanterie
ennemie, c'est aussi parce qu’elle a manqué de soutien
lors de sa charge. L’artillerie ne peut intervenir et l’infanterie
arrive trop tard. Il est probable que si François Ier avait
laissé l’artillerie faire son travail, les événements
n’auraient pas pris la même tournure.
La
bataille de Pavie confirme aussi l’importance prise par
les armes à feu individuelles sur le champ de bataille,
même si les autres armes ne sont pas encore éclipsées.
La victoire de l’infanterie espagnole ouvre une longue période
de domination de cette dernière sur les autres infanteries
européennes. Cette supériorité ne prendra
vraiment fin qu’en 1643, avec la défaite de Rocroi.
Une ressemblance curieuse
La formation des grandes masses de
piquiers à la Renaissance ressemble curieusement à la
phalange macédonienne. Les hommes du XVIème
siècle remarquent d’ailleurs cette analogie.
La pique mesure à peu près la même longueur
que la sarisse macédonienne qui fait entre 6 et 7
m. Le principe de l’assaut frontal avec les lances
baissées est également comparable. Cependant
la phalange macédonienne donne une grande importance à la
cavalerie dans sa tactique ce qui n’est pas le cas
des formations de piquiers prévues pour combattre
seules. |
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