La
bataille de Pavie, 24 février 1525
par Morgan Hamard

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La déroute de l'armée française

Poursuivis par les lansquenets de Sittlich jusqu’aux positions de Torre del Gallo, les Suisses ne peuvent défendre l’artillerie qui tombe aux mains de l’adversaire. La seule solution qui s’offre aux troupes françaises pour fuir le champ de bataille est de sortir du parc et de prendre la direction des Cinq Abbayes. Les hommes de Leyva se trouvent en effet à proximité et empêchent les Français de partir vers le sud par le vieux parc. Lorsque les fuyards arrivent aux Cinq Abbayes, le combat fait déjà rage entre les défenseurs de Pavie et les Suisses de Montmorency. Les Français subissent des tirs provenant à la fois de la ville et des retranchements de Casa de Levrieri. Les hommes de Montmorency sont en nette infériorité numérique à un contre trois par rapport aux effectifs sortis de la ville (troupes de Leyva).


Cette arquebuse à rouet est composée de fer, de laiton, de bois et de corne.
D'un calibre de 14 mm, elle pèse seulement 2.67 kg et mesure 85.3 cm.
Elle est donc particulièrement maniable pour un combattant à pied.
Ceux de Pavie ne disposent encore que d'arquebuses à mèche,
moins performantes. (© Paris - Musée de l'Armée / P. Segrett e)


Les hommes de Montmorency, avec les fuyards venant de Torre de Gallo, finissent par se retirer vers le Tessin. Le seule pont permettant la retraite est sous la garde du duc d’Alençon qui le détruit avant que le gros des fuyards ne soit en sécurité sur la rive opposée. Son geste peut s’expliquer par le désir du duc de préserver ses troupes, plus de 5 000 hommes, d’un désastre. Afin d’échapper au massacre, les Suisses se jettent en grand nombre dans le Tessin. L’eau engloutit des hommes par centaines, d’autant plus que le courant est violent. Sur le côté ouest de la ville, l’arrière- garde commandée par d’Alençon reçoit l'ordre de quitter ses retranchements lorsque l'issue de la bataille ne fait plus de doute. Ce corps de troupe prend la direction de Milan. La bataille de Pavie se termine donc par un succès indiscutable des Impériaux.


La garnison de Pavie fait une sortie et attaque l'arrière-garde française en retraite.
On voit au premier plan certains ouvrages en terre des assiégés pris par les français
Tapisserie du XVIe siècle fabriquée à Bruxelles d'après Bernard van Orley.
Naples, musée Capodimonte.
(© Collection Roger-Viollet)

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