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La
déroute de l'armée française
Poursuivis
par les lansquenets de Sittlich jusqu’aux positions
de Torre del Gallo, les Suisses ne peuvent défendre l’artillerie
qui tombe aux mains de l’adversaire. La seule solution qui
s’offre aux troupes françaises pour fuir le champ
de bataille est de sortir du parc et de prendre la direction des
Cinq Abbayes. Les hommes de Leyva se trouvent en effet à proximité et
empêchent les Français de partir vers le sud par le
vieux parc. Lorsque les fuyards arrivent aux Cinq Abbayes, le combat
fait déjà rage entre les défenseurs de Pavie
et les Suisses de Montmorency. Les Français subissent des
tirs provenant à la fois de la ville et des retranchements
de Casa de Levrieri. Les hommes de Montmorency sont en nette infériorité numérique à un
contre trois par rapport aux effectifs sortis de la ville (troupes
de Leyva).

Cette
arquebuse à rouet est composée de fer, de laiton,
de bois et de corne.
D'un calibre de 14 mm, elle pèse
seulement 2.67 kg et mesure 85.3 cm.
Elle est donc particulièrement
maniable pour un combattant à pied.
Ceux de Pavie ne
disposent encore que d'arquebuses à mèche,
moins performantes. (© Paris - Musée de l'Armée
/ P. Segrett e)
Les hommes de Montmorency, avec les
fuyards venant de Torre de Gallo, finissent par se retirer
vers le
Tessin. Le seule
pont permettant la retraite est sous la garde du duc d’Alençon
qui le détruit avant que le gros des fuyards ne soit en
sécurité sur la rive opposée. Son geste peut
s’expliquer par le désir du duc de préserver
ses troupes, plus de 5 000 hommes, d’un désastre.
Afin d’échapper au massacre, les Suisses se jettent
en grand nombre dans le Tessin. L’eau engloutit des hommes
par centaines, d’autant plus que le courant est violent.
Sur le côté ouest de la ville, l’arrière-
garde commandée par d’Alençon reçoit
l'ordre de quitter ses retranchements lorsque l'issue de la bataille
ne fait plus de doute. Ce corps de troupe prend la direction de
Milan. La bataille de Pavie se termine donc par un succès
indiscutable des Impériaux.

La
garnison de Pavie fait une sortie et attaque l'arrière-garde
française en retraite.
On voit au premier plan certains ouvrages en terre des assiégés
pris par les français
Tapisserie du XVIe siècle fabriquée à Bruxelles
d'après Bernard van Orley.
Naples, musée Capodimonte.
(© Collection Roger-Viollet)
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