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La cavalerie française
(environ 3 600 hommes) tombe sur la cavalerie impériale
qui protège le flanc droit de l’attaque contre les
troupes du roi de France. La cavalerie de Lannoy ne fait pas
le poids, elle doit se dégager pour retraiter en direction
du bois et de l’infanterie. François Ier continue à la
poursuivre jusqu’à l'orée du bois. Pour le
roi de France, cela ne fait aucun doute : la victoire est acquise
! Pescara ordonne à De Vasto et à ses arquebusiers
de remonter vers le nord. Ils doivent tomber sur le flanc droit
des gendarmes français. Une partie de l’infanterie
(lansquenets, Espagnols) arrive également dans le but
de soutenir l’action en prenant les Français de
flanc et de face. Certaines de ces unités proviennent
des troupes victorieuses des Suisses de Floranges. Les cavaliers
Français restent dangereusement isolés au milieu
des troupes adverses, ce qui ne tarde pas à avoir des
conséquences dramatiques pour les gendarmes français.
Les arquebusiers de Vasto au sud et de Quesada au nord se jouent
des lourds cavaliers en profitant de leur agilité. Très
vite les morts s’accumulent. Des noms prestigieux s'ajoutent à la
liste des tués: le maréchal La Palice, Bonnivet
qui combat sans heaume, La Trémoille. Devant la tournure
des événements, François Ier décide
de quitter le champ de bataille avec sa garde. L’artillerie
française ne peut intervenir car elle risque de toucher
ses propres troupes.

1.
Cavalerie lourde française
2. Lansquenets de Lorraine et de Suffolk
3. Suisses
4. Cavalerie légère de Tiercelin
5. Arquebusiers de De Vasto
6. Cavalerie impériale
7. infanterie impériale.
8. Cavalerie légère impériale
9. Lansquenets de Frundsberg
Les
hommes du duc de Suffolk et de François
de Lorraine se déplacent dans le but de porter assistance
au roi. Sur leur chemin, ils rencontrent les lansquenets de Frundsberg.
Il s’ensuit un combat acharné où les adversaires
ne se font pas de quartier. Les lansquenets de Frundsberg traitent
les lansquenets des « bandes noires » de traîtres
car ils se battent contre l’empereur. Del Vasto, décidément
partout, vient prêter main-forte à Frundsberg. Le
duc de Suffolk et François de Lorraine tombent au combat
et les « bandes noires » refluent. Il a fallut moins
de 3 heures pour que la défaite de François Ier
du roi soit consommée. Les arquebusiers impériaux
s’emparent de sa personne vers 8 h 20.

Combat
entre deux groupes de piquiers. Les piques s'entrechoquent
et les « joueurs d'épée »
éclaircissent
les rangs adverses à grand
coup de taille. (dessin Stéphane Morhain)
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