La bataille de Pavie, 24 février 1525
par Morgan Hamard

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La cavalerie française (environ 3 600 hommes) tombe sur la cavalerie impériale qui protège le flanc droit de l’attaque contre les troupes du roi de France. La cavalerie de Lannoy ne fait pas le poids, elle doit se dégager pour retraiter en direction du bois et de l’infanterie. François Ier continue à la poursuivre jusqu’à l'orée du bois. Pour le roi de France, cela ne fait aucun doute : la victoire est acquise ! Pescara ordonne à De Vasto et à ses arquebusiers de remonter vers le nord. Ils doivent tomber sur le flanc droit des gendarmes français. Une partie de l’infanterie (lansquenets, Espagnols) arrive également dans le but de soutenir l’action en prenant les Français de flanc et de face. Certaines de ces unités proviennent des troupes victorieuses des Suisses de Floranges. Les cavaliers Français restent dangereusement isolés au milieu des troupes adverses, ce qui ne tarde pas à avoir des conséquences dramatiques pour les gendarmes français. Les arquebusiers de Vasto au sud et de Quesada au nord se jouent des lourds cavaliers en profitant de leur agilité. Très vite les morts s’accumulent. Des noms prestigieux s'ajoutent à la liste des tués: le maréchal La Palice, Bonnivet qui combat sans heaume, La Trémoille. Devant la tournure des événements, François Ier décide de quitter le champ de bataille avec sa garde. L’artillerie française ne peut intervenir car elle risque de toucher ses propres troupes.


1. Cavalerie lourde française
2. Lansquenets de Lorraine et de Suffolk
3. Suisses
4. Cavalerie légère de Tiercelin
5. Arquebusiers de De Vasto
6. Cavalerie impériale
7. infanterie impériale.
8. Cavalerie légère impériale
9. Lansquenets de Frundsberg


Les hommes du duc de Suffolk et de François de Lorraine se déplacent dans le but de porter assistance au roi. Sur leur chemin, ils rencontrent les lansquenets de Frundsberg. Il s’ensuit un combat acharné où les adversaires ne se font pas de quartier. Les lansquenets de Frundsberg traitent les lansquenets des « bandes noires » de traîtres car ils se battent contre l’empereur. Del Vasto, décidément partout, vient prêter main-forte à Frundsberg. Le duc de Suffolk et François de Lorraine tombent au combat et les « bandes noires » refluent. Il a fallut moins de 3 heures pour que la défaite de François Ier du roi soit consommée. Les arquebusiers impériaux s’emparent de sa personne vers 8 h 20.


Combat entre deux groupes de piquiers. Les piques s'entrechoquent et les « joueurs d'épée »
éclaircissent les rangs adverses à grand coup de taille. (dessin Stéphane Morhain)

 

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