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Une succession de combats sans liaison
Alerté, le roi de France sort de son campement avec ses
gendarmes. Ils se positionnent sur le flanc droit des Impériaux
face au bois qui dissimule ces derniers. Ils sont soutenus par
une trentaine de pièces d’artillerie légère.
Plus au sud, un corps de Gascon dirigé par le duc de Suffolk
et les lansquenets du duc de Lorraine - appelés les bandes
noires à cause de leur tenue sombre – se met également
en position. Au nord de ces troupes, l’artillerie française
entre en action. Malgré ses tirs meurtriers, les Impériaux
ne reculent pas. François Ier lance sa cavalerie lourde
sur les flancs de l’attaque impériale vers 7 h 40.
Cette action empêche l’artillerie de poursuivre ses
tirs.

1.
Cavalerie lourde française
2. Lansquenets de Lorraine et de Suffolk
3. Suisses
4. Cavalerie légère de Tiercelin
5. Arquebusiers de De Vasto
6. Cavalerie impériale
7. infanterie impériale.
8. Cavalerie légère impériale
9. Lansquenets de Frundsberg
Devant les attaques répétées des Français
sur ses ailes, Pescara décide de rassembler ses troupes
entre la Porta Pescarina et le bois se trouvant au nord de Mirabello.
Il ne abandonne l'idée de rallier Del Vasto pour ensuite
soutenir la garnison de Pavie. Il s’oppose au vice- roi de
Naples, Lannoy, qui préfère se retrancher dans le
bois limitrophe au château de Mirabello afin d’attendre
les Français, car il pense que l’artillerie française
a la capacité de détruire toute forme de retranchement
avec ses défenseurs. Il se rappelle sans doute de la défaite
infligée par Gaston de Foix aux forces hispano- pontificales à Ravenne
en 1512. Durant cette bataille, l’artillerie française
avait pilonné l‘armée ennemie derrière
ses retranchements, jouant un rôle non négligeable
dans la victoire finale.
La
capture du Roi
Lorsque
le roi commence à quitter la bataille vers le nord
en direction de Milan. Il se trouve rapidement encerclé par
les Impériaux. La garde personnelle du roi succombe.
Le souverain combat vaillamment mais un arquebusier tue
son cheval. Le corps de l’animal en tombant coince
sa jambe. C'est la fin. Le souverain frôle la mort
mais il est sauvé par l’intervention du vice-roi
de Naples, de Lannoy. Ce dernier reçoit l’épée
de François Ier en s’agenouillant. Le roi
de France est amené hors du champ de bataille
sous bonne escorte. |
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