La bataille de Pavie, 24 février 1525
par Morgan Hamard

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Une succession de combats sans liaison

Alerté, le roi de France sort de son campement avec ses gendarmes. Ils se positionnent sur le flanc droit des Impériaux face au bois qui dissimule ces derniers. Ils sont soutenus par une trentaine de pièces d’artillerie légère. Plus au sud, un corps de Gascon dirigé par le duc de Suffolk et les lansquenets du duc de Lorraine - appelés les bandes noires à cause de leur tenue sombre – se met également en position. Au nord de ces troupes, l’artillerie française entre en action. Malgré ses tirs meurtriers, les Impériaux ne reculent pas. François Ier lance sa cavalerie lourde sur les flancs de l’attaque impériale vers 7 h 40. Cette action empêche l’artillerie de poursuivre ses tirs.


1. Cavalerie lourde française
2. Lansquenets de Lorraine et de Suffolk
3. Suisses
4. Cavalerie légère de Tiercelin
5. Arquebusiers de De Vasto
6. Cavalerie impériale
7. infanterie impériale.
8. Cavalerie légère impériale
9. Lansquenets de Frundsberg


Devant les attaques répétées des Français sur ses ailes, Pescara décide de rassembler ses troupes entre la Porta Pescarina et le bois se trouvant au nord de Mirabello. Il ne abandonne l'idée de rallier Del Vasto pour ensuite soutenir la garnison de Pavie. Il s’oppose au vice- roi de Naples, Lannoy, qui préfère se retrancher dans le bois limitrophe au château de Mirabello afin d’attendre les Français, car il pense que l’artillerie française a la capacité de détruire toute forme de retranchement avec ses défenseurs. Il se rappelle sans doute de la défaite infligée par Gaston de Foix aux forces hispano- pontificales à Ravenne en 1512. Durant cette bataille, l’artillerie française avait pilonné l‘armée ennemie derrière ses retranchements, jouant un rôle non négligeable dans la victoire finale.

La capture du Roi
Lorsque le roi commence à quitter la bataille vers le nord en direction de Milan. Il se trouve rapidement encerclé par les Impériaux. La garde personnelle du roi succombe. Le souverain combat vaillamment mais un arquebusier tue son cheval. Le corps de l’animal en tombant coince sa jambe. C'est la fin. Le souverain frôle la mort mais il est sauvé par l’intervention du vice-roi de Naples, de Lannoy. Ce dernier reçoit l’épée de François Ier en s’agenouillant. Le roi de France est amené hors du champ de bataille sous bonne escorte.

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