La bataille de Pavie, 24 février 1525
par Morgan Hamard

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Un début de bataille confus
Les lieux de la bataille se présentent ainsi : deux parcs ceints de murs « le vieux parc » et « le nouveau parc » bordent le nord de Pavie. Dans le premier parc se trouve un petit château, le « Castello Mirabello », bordé par une rivière (la Vernavola) qui traverse les parcs. Le « nouveau parc » est parsemé de bois et partiellement marécageux.


François Ier (1494-1547), roi de France fait prisonnier à la bataille de Pavie, le 25 octobre 1525.
Gravure de Dutheil d'après G. Durand. 1868. RV-377843
(© Collection Roger-Viollet)


Les forces françaises occupent certains secteurs du parc : Les Suisses de Floranges font face aux Impériaux à Torre del Gallo. Le roi de France François Ier est lui présent près de la Porta Repentina avec une partie de l’artillerie, ses gendarmes et des hommes à pied. Le plan de Pescara consiste à organiser un raid sur Mirabello qu’il pense être le quartier-général de François Ier afin de capturer le roi de France et de soutenir une sortie de la place. Pour faciliter l’effet de surprise, les chefs impériaux veulent marcher de nuit en longeant le mur qui entoure le Parco Vecchio jusqu’aux environs de la Porta Pescarina et ensuite pratiquer des brèches dans le mur pour pénétrer dans le parc.


François Ier (1494-1547), roi de France, se rendant à Charles de
Lannoy à la bataille de Pavie, le 25 octobre 1525.
Gravure de Ch. Laplante d'après A. de Neuville. RV-372434
(© Collection Roger-Viollet)


La nuit du 23 au 24 février, les forces impériales se mettent en mouvement. Afin de se reconnaître dans le noir, certains soldats portent une chemise blanche par-dessus leur équipement. Pendant ce temps, les hommes restés à la Casa de Levrieri détournent l’attention en tirant sur les positions françaises de Torre del Gallo. Les cavaliers légers français chargés de surveiller le parc de Torre del Galliov à la Porta Pescarina entendent des bruits derrière le mur mais ne bronchent pas. Par mesure de discrétion, les brèches pratiquées dans le mur sont réalisées avec des outils et non pas avec de la poudre. Selon le récit de Barba, évêque de Casale et témoin de la bataille, trois brèches ont été réalisées.

 

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