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Ravitaillement
et Logistique
L'ordinaire
du Mongol en campagne se composait de fromage séché,
de lamelles de viande séchée ou salée, et
de lait de jument. Lors des marches forcées, le sang des
chevaux permettait un apport appréciable en protéines.
Mais les armées étaient souvent suivies par des troupeaux de
chevaux, de moutons et de chèvres. On récupérait la chair
des chevaux morts après les combats. Et en cas d'absolue nécessité,
on mangeait du chien, du rat etc. Si la guerre le permettait, on pouvait aussi
chasser.
La logistique était assurée
par un corps de chevaux et de chameaux de bâts,
qui transportait les cargaisons de flèches,
les rations, les tentes, les arcs de rechange etc.
Les communications étaient
assurées par un service de courriers à cheval
(yam) particulièrement efficace, capable
de transmettre des informations depuis les théâtres
d'opérations jusqu'à 1 arrière,
et au besoin, jusqu'en Mongolie, et de porter la réponse.
La première précaution des Mongols après
la conquête d'une contrée était
d'établir des relais poste à relais.
Ces messagers rapides assuraient également la
liaison entre les différents corps d'armées.
La discipline
Le
terme de Horde rend bien mal l'extraordinaire discipline définissant
les rapports dans l'année et la nation mongole de la Conquête.
La grande " Yassa " (règlement) de Gengis
Khan, promulguée vers 1206, règle les peines et
délits. La peine de mort s'applique dans les cas de meurtre,
de vol grave, de mensonge concerté, de recel, etc. La
désobéissance, civile et militaire, est assimilable
aux crimes de droit commun. La sentinelle qui s'endormait méritait
la mort. Une application stricte de cette loi fit des Mongols
le plus obéissant peuple du monde. Nul n'échappait à la
loi, excepté peut-être les membres de la famille
impériale. L'une des récompenses les plus enviées était
une exemption de poursuites jusqu'à neuf délits.
Les mongols au
combat
Chaque
campagne faisait l'objet d'une préparation méthodique.
C'est par la persuasion et la négociation que le ralliement
de plusieurs peuples fut réalisé. Les préparatifs
commençaient longtemps avant les expéditions avec
le recueil d'informations auprès des marchands caravaniers
et des ambassadeurs. Des groupes rapides et mobiles parcouraient
les campagnes, repérant les gués praticables, les étapes,
les routes principales, les cols et les défilés
praticables. Ces groupes étaient avides de la moindre
information politique militaire, ou sociale, qui permettrait
un avantage. L'armée en marche était précédée
par de véritables compagnies d'éclairage, qui opéraient
des reconnaissances profondes en territoire ennemi, et jouaient à l'occasion
le rôle aujourd'hui dévolu aux commandos. Ces cavaliers
légèrement équipés battaient la campagne à une
journée de marche au moins du gros de l'armée.
Tactiques et
Ruses
L'armée
mongole se composait uniquement de cavalerie. Principalement
composée d'archers à cheval, elle n'est pas sans
rappeler l'armée parthe. Elle se répartit en deux
catégories : cavalerie légère d'archers
montés, et cavalerie lourde, cuirassée et caparaçonnée,
armée de la lance à crochet.
La cavalerie légère
constitue le gros de l'armée ; elle harcèle
l'ennemi, l'attire dans des embuscades, frappe et de
disparaît comme l'éclair, à l'approche
des gros de l'ennemi. C'est là un signe distinctif
des troupes mongoles, dont la vélocité,
accrue par la remonte, est incroyable : chaque cavalier
doit pouvoir changer de monture, au gré des
besoins, et dispose à cet effet de cinq à quinze
chevaux, petits et endurants. Ainsi, le Mongol possède
toujours des chevaux frais pour le combat, ce qui est
rarement le cas de ses adversaires.
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