La bataille des plaines d'Abraham
par Ghislain BLAIS, Centre d'Etudes Collégiales de Montmagny, Québec

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Événements précédant la bataille des plaines d’Abraham
(suite)


Durant le mois de janvier 1759

Vaudreuil effectue le recensement des gens capables de combattre. Il y en a 15.229 ; 7.511 à Québec, 1.313 à Trois-Rivières, 6.405 à Montréal et quelques soldats réguliers. On apprend que les Britanniques peuvent fournir 60.000 hommes, en comptant les soldats et miliciens…

 

Le 2 janvier

En ce début d’année, François Bigot ordonne que l’on réduise la ration quotidienne de pain au quart d’une livre par personne. Plus de 400 femmes se rendent manifester contre cela et elles obtiennent gain de cause. La ration est donc portée à une demi-livre par personne.

Pendant que le peuple crie famine, pique-niques, soirées, grands repas et bals abondent pour le gouverneur, l’intendant et les officiers les plus élevés. Dans le journal de Montcalm on peut lire : "Les plaisirs, malgré la misère et la perte prochaine de la colonie, ont été des plus vifs à Québec. Il n’y a jamais eu autant de bals ni de jeux de hasard aussi considérables. "

 

Le 12 janvier

William Pitt, le ministre britanniques de la guerre, écrit une lettre à Charles Saunders pour lui dire qu’il commandera la flotte qui transportera Wolfe jusqu’à Québec.

 

Le 10 février

Choiseuil écrit une lettre, qui annonce à Montcalm qu’il est promu au rang de lieutenant général. Avant, Montcalm ne commandait que sur le champ de bataille ; il prenait ses ordres de Vaudreuil. Mais avec cette promotion, ce dernier se fait dépasser hiérarchiquement par Montcalm, venant du fait que le gouverneur est subordonné au lieutenant général.

Berryer écrit aussi à Montcalm : "L’objet principal que vous ne devez pas perdre de vue, écrit-il, doit être de conserver du moins une portion suffisante de cette colonie et de vous y maintenir pour pouvoir se promettre d’en recouvrer la totalité à la paix. " La citadelle est l’endroit le mieux défendu de la colonie : elle est la plus susceptible de soutenir efficacement un siège (comme elle l’a fait avant devant les frères Kirke (en 1629) et devant Phips (en 1690). Elle est aussi la porte des grands lacs, qui sont situés en amont de celle-ci.

Dans l’optique que le gouvernement devra probablement en arriver à une logique de guerre, le ministre écrit :

Les besoins de la guerre et la culture des terres doivent déterminer les arrangements que vous prendrez à cet égard, et vous ne devez pas hésiter, si le cas l’exige, de faire marcher tous les hommes en état de porter les armes, en laissant aux vieillards, aux femmes et aux enfants le soin de continuer les travaux de la terre. Je suis persuadé qu’ils s’y porteront avec zèle et avec fidélité pour le service de Sa Majesté et la conservation de leur pays.

C’est Bougainville qui transportera la lettre du ministre, qui contient le message ci-haut, en Nouvelle-France.

 

Le 16 février

Wolfe et son escadre lèvent l’ancre à partir de l’Angleterre et se dirigent vers la ville d’Halifax, au Canada. Cette ville de Nouvelle-Écosse habrite un très grand port de mer.

 

Le 30 avril

L’escadre de Wolfe arrive à Halifax.

 

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