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La Légion honore ses
morts
Avoir
limpression dappartenir à une formation homogène
est une chose, mais être légionnaire cest également posséder
un état desprit particulier. Tout militaire ne peut pas
simposer " képi blanc " car il ne suffit
pas de porter la coiffe immaculée, la ceinture bleue et les épaulettes
de tradition pour être légionnaire. Un légionnaire doit aussi,
et peut-être surtout, être dépositaire de la culture légionnaire
: il doit savoir quil est lhéritier dune longue
lignée de soldats qui, depuis 1831, font preuve de bravoure et
dacharnement au combat, nhésitant pas, dans les situations
le plus désespérées où toute autre troupe naurait pas jugé déshonorant
de se rendre, à se battre jusquau bout et que cest
son devoir dagir de même.
C'est
un comportement dont les légionnaires sont très fiers puisqu'il
fait d'eux l'exemple même d'une troupe de vrais professionnels.
La Légion étrangère prend donc grand soin de l'entretenir. La
tradition se charge donc, par l'intermédiaire du culte des morts
et des fêtes des différents régiments, de rappeler quotidiennement
le comportement de leurs anciens aux jeunes légionnaires afin
qu'ils puissent s'en inspirer.
La
Légion étrangère ne pleure pas ses morts : elle les honore. Pour
se faire elle dispose d'un Musée du souvenir et d'une fête, la
cérémonie de Camerone.
Le
Musée du souvenir fait partie d'un ensemble composé de trois
lieux que l'on pourrait baptiser "lieux saints". Ces
lieux de cultes sont tous trois installés à la maison-mère
de la Légion étrangère qui est le lieux de passage obligé de
tout légionnaire entrant à la Légion, en transit entre les différents
régiments étrangers ou quittant le service.
La Voie Sacrée
C'est
le plus récent de ces "lieux sacrés". C'est l'allée
bordée de rosiers qui, sur la place d'arme du Quartier Viénot,
conduit au Monument aux morts.

Une
vue aérienne de la maison-mère à Aubagne, telle qu'elle est
aujourd'hui.
On aperçoit la Voie Sacrée au centre et à son extrémité le monument aux morts
puis le musée avec son étage superposé.
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