Coutumes et traditions de la Légion étrangère : comment former un corps d'élite ?
par Marie LARROUMET, dr

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Des éléments de reconnaissance propres à la Légion

 

Lorsque le jeune engagé volontaire pénètre dans l’univers légionnaire tout est fait pour le convaincre qu’il intègre une nouvelle famille, un groupe extrêmement solidaire qui possède ses propres signes de reconnaissance et ses propres règles auxquels un homme ne cesse pas d’appartenir une fois son temps de service terminé.

La Légion étrangère, comme toutes grandes familles ou même comme chaque grande nation (Ne peut-on pas lire " Legio patria nostra " sur le mur du Musée de la Légion étrangère qui se trouve au fond de la place d’armes au Quartier Viénot ?), possède ses propres symboles. Elle a sa devise, ses couleurs, son emblème et son hymne, une manière spécifique de vêtir ceux qui l’ont intégré et même son propre saint patron.


1. L'uniforme

Des éléments de tradition destinés à permettre aux légionnaires de s'identifier au groupe et aux profanes de les reconnaître parmi tous les militaires de l'armée française, c'est l'uniforme qui est le plus connu. L'uniforme des légionnaires a beaucoup évolué depuis la création de la Légion étrangère. Actuellement, l'uniforme des légionnaires est le même que celui des autres militaires de l'armée de terre. On y trouve simplement certaines pièces particulières.

Lorsque les légionnaires assurent un service de police ou participent à des cérémonies officielles, ils revêtent la tenue de parade. La couleur actuelle de l'uniforme de l'armée de terre est "terre de France". L'attribut caractéristique de la tenue de "travail" des légionnaires est le béret vert.

Le légionnaire

En été, les légionnaires portent une chemise aux manches retroussées au dessus du coude, au col ouvert et aux plis réglementaires, la ceinture bleue, les épaulettes de tradition, l'insigne du régiment accroché sur le haut du bras gauche et sur la poche de poitrine droite, un pantalon droit resserré sur les brodequins et le képi blanc jugulaire au menton. Les officiers et les sous-officiers portent un képi noir. Les galons et les boutons de chemise sont or ou argent selon l'arme. Au haut de képi des passementeries rappellent le grade. Une grenade d'or est cousue sur le devant de la coiffe des gradés. Les officiers ne portent pas la ceinture bleue et les épaulettes de tradition. Les gants leurs sont réservés, exception faite des légionnaires faisant partie de la garde du drapeau et du corps des sapeurs.

Du passé au présent

L'hiver, la chemise est entièrement boutonnée. Les légionnaires portent la cravate verte, une veste sur laquelle sont accrochées, sur le côté gauche, les décorations et, sur le côté droit, l'insigne de leur régiment, la ceinture bleue, les épaulettes de tradition, un pantalon resserré au nivaux des brodequins et le képi blanc. Les officiers et les sous-officiers portent le képi noir.

Les pionniers

Ils sont vêtus de la même tenue que les autres légionnaires, excepté qu'ils portent une hache sur l'épaule droite et un tablier en peau de buffle qui peut être soit fauve soit blanc. Les légionnaires appartenant aux unités de sapeurs pionniers portent tous la barbe.

Les musiciens

Ils composent les fanfares et la Musique Principale de la Légion étrangère et ne se distinguent pas tant par leur uniforme qui est le même que celui des autres "képis blancs", que par certains instruments dont ils jouent : les fifres et le chapeau chinois.

Le chapeau chinois à ParisLe chapeau chinois à Venise

Le chapeau chinois à Paris et à Venise

 

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