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En guise de conclusion
Des
combats comme celui de Camerone, la Légion étrangère en a livré des
centaines. Celui-là prend une valeur dramatique en raison de
la disproportion des forces et de la fin tragique des défenseurs.
Il est choisit pour symbole presque par hasard puis est institué en
tradition par le père spirituel de la Légion étrangère, le général
Rollet. Il illustre à merveille le code dhonneur du légionnaire,
toujours valable de nos jours et probablement rédigé en pensant à ce
fait darmes :
Légionnaire, tu es un volontaire
servant la France avec honneur et fidélité.
Chaque légionnaire est ton
frère darme quelle que soit sa nationalité, sa race ou
sa religion. Tu lui manifestera toujours la solidarité étroite
qui doit unir les membres dune même famille.
Respectueux des traditions,
attaché à tes chefs, la discipline et la camaraderie sont ta
force, le courage et la loyauté tes vertus.
Fier de ton état de légionnaire,
tu le montreras dans ta tenue toujours élégante, ton comportement
toujours digne mais modeste, ton casernement toujours net.
Soldat délite, tu
tentraînes avec rigueur, tu entretiens ton arme comme
ton bien le plus précieux, tu as le souci constant de ta forme
physique.
La mission est sacrée, tu
lexécutes jusquau bout, à tout prix.
Au combat, tu agis sans
passion et sans haine, tu respectes les ennemis vaincus, tu
nabandonnes jamais ni tes morts, ni tes blessés, ni tes
armes.

Grenadier
et fusiliers de la Légion étrangère au Mexique.
Par Pierre Bénigni.
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