Camerone, 30 avril 1863
par Jean-Philippe Liardet, dr

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En guise de conclusion

 

Des combats comme celui de Camerone, la Légion étrangère en a livré des centaines. Celui-là prend une valeur dramatique en raison de la disproportion des forces et de la fin tragique des défenseurs. Il est choisit pour symbole presque par hasard puis est institué en tradition par le père spirituel de la Légion étrangère, le général Rollet. Il illustre à merveille le code d’honneur du légionnaire, toujours valable de nos jours et probablement rédigé en pensant à ce fait d’armes :

Légionnaire, tu es un volontaire servant la France avec honneur et fidélité.

Chaque légionnaire est ton frère d’arme quelle que soit sa nationalité, sa race ou sa religion. Tu lui manifestera toujours la solidarité étroite qui doit unir les membres d’une même famille.

Respectueux des traditions, attaché à tes chefs, la discipline et la camaraderie sont ta force, le courage et la loyauté tes vertus.

Fier de ton état de légionnaire, tu le montreras dans ta tenue toujours élégante, ton comportement toujours digne mais modeste, ton casernement toujours net.

Soldat d’élite, tu t’entraînes avec rigueur, tu entretiens ton arme comme ton bien le plus précieux, tu as le souci constant de ta forme physique.

La mission est sacrée, tu l’exécutes jusqu’au bout, à tout prix.

Au combat, tu agis sans passion et sans haine, tu respectes les ennemis vaincus, tu n’abandonnes jamais ni tes morts, ni tes blessés, ni tes armes.

Grenadier et fusiliers de la Légion étrangère au Mexique.
Par Pierre Bénigni.

 

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