Camerone, 30 avril 1863
par Jean-Philippe Liardet, dr

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La fin de la campagne

 

Comme l’expérimenterons les Américains au Viêt-nam et les Français en Algérie un siècle plus tard, la victoire sur le plan militaire n’est rien sans une certaine cohérence et une volonté certaine au niveau politique.

Pour diriger ce nouvel empire, le choix de Napoléon III s’est porté sur l’archiduc Maximilien, frère de l’empereur d’Autriche François-Joseph. En attendant son arrivée, ordre est donné à Bazaine d’en finir avec les juaristes.

Empereur Maximilien

Impératrice Charlotte

 

En tenant compte de l’expérience acquise lors de la conquête de l’Algérie, celui-ci mène alors une campagne victorieuse dans le nord du Mexique. Les unités semi-régulières de contre-guérilla du colonel Charles Dupin font régner la terreur sans qu’il soit possible de mesurer réellement leur apport : la guérilla décroît alors que la rancœur contre la France augmente.

Le colonel Dupin au Mexique en 1865. Cet ancien officier de Légion va mener une carrière controversée.
Vétéran des campagnes de Crimée, d’Italie et des expéditions coloniales en Chine, il trouve au Mexique
l’opportunité qu’il cherchait. Sa tête sera mise à prix par une association composée des veuves de ses victimes.
Par Pierre Bénigni.


A
u contraire, le soutien des troupes de la nouvelle armée impériale mexicaine s’avère finalement fort efficace. A Morelia (18 décembre 1863) et à San Luis Potosi (27 décembre 1863) les impériaux mexicains remportent seuls la victoire sur des assaillants juaristes pourtant supérieurs en nombre. La dernière offensive des troupes de Juarez a lieu à Matehuala (17 mai 1864). La résistance des troupes impériales mexicaines et l’intervention des forces françaises ont raison de la dernière armée juariste. Jusqu’à la fin de 1865, la campagne ne comporte plus d’engagements majeurs avec un ennemi cantonné, quelquefois avec succès, aux opérations de guérilla.

La Légion forme un escadron de troupes montées, mieux adaptées aux opérations de contre-guérilla (1866).
Par Pierre Bénigni.

 

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