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Les évolutions
du Merlin
Pendant
10 ans, Rolls-Royce ne va cesser de faire évoluer le Merlin,
pour le rendre toujours plus puissant et plus polyvalent.
Les
Merlin I et II : En juillet 1934, apparaît le premier Merlin
de pré-production, le Merlin A, Comme tous les moteurs, l'alésage
(137 mm) est légèrement inférieure par rapport à la course
(152 mm, caractéristique qui favorise en principe le couple à bas
régime. Le Merlin A est évalué à 790 cv à 2500 tours/mn à l'altitude
de 12000 pieds, performance déjà intéressante pour un bloc
qui pèse moins de 600 Kg à sec (sans huile ni liquide de refroidissement.
En même temps, une autre version est mise à l'étude, avec des
chambres de combustion redessinées et 4 soupapes par cylindre
: en février 1935, le Merlin B est mesuré au banc d'essai :
il atteint 960 cv à 11000 pieds. Les modifications se suivent
jusqu'au type F, qui sortira en petit nombre sous le nom de
Merlin I. Le Merlin G (appelé Merlin II en production) est
le premier type de grande série. Il atteint 1030 cv à 3000
tours/minute et 16250 pieds d'altitude. Par rapport au type
A, le Merlin G a gagné 30 % en puissance et s'est alourdi de
100 Kg. Livré à partir d'août 1937, le Merlin II ne dispose
encore que d'un compresseur à vitesse unique, et l'indice d'octane
de 87 du carburant limite la pression de suralimentation à 4
Kg/cm2. En 1939, les Anglais passent à un carburant d'indice
d'octane 100 : la pression de suralimentation peut passer à 8
Kg/cm2, améliorant ainsi la puissance en altitude.
Le
Merlin X : Le Merlin X représente une étape décisive dans
l'évolution du Merlin. Rolls-Royce l'équipe d'un compresseur à deux
vitesses, dont il avait acheté la licence à Farman en 1935.
Entraîné par le moteur, le compresseur mécanique absorbe en
effet une partie de la puissance : il importe que la puissance
absorbée ne soit pas supérieure au surcroît de puissance induit
par la suralimentation. Le compresseur à deux vitesses permet
donc d'adapter la surpression à l'altitude : pression faible à moyenne
altitude, pression maximale à haute altitude. Avec l'adoption
du compresseur Farman, Rolls-Royce améliore très sensiblement
les performances du Merlin, et s'engage pour le long terme
dans la voie du compresseur mécanique, tandis que les Allemands
et les Américains ont opté pour le turbocompresseur. Le choix
de cette solution technique complexe va se révéler judicieux
car, contrairement au turbo-compresseur, le compresseur mécanique
ne requiert pas l'utilisation de métaux rares dont l'approvisionnement
est difficile en temps de guerre. Les travaux de Sir Stanley
Hooker, mathématicien de formation, conduisent à optimiser
le rendement du compresseur : le Merlin XX délivre désormais à 6500
m la puissance des versions antérieures à 4500 m.
Les
séries 60 et au-delà : A partir de la série 60, le Merlin
reçoit un compresseur à deux étages. Plutôt que de recourir
au turbocompresseur, dont Rolls Royce n'a pas l'expérience,
et qui requiert des alliages spéciaux, Sir Stanley Hooker préfère
monter un compresseur à deux étages : le compresseur habituel
alimentera un second compresseur, provenant d'un moteur de
la gamme Vulture(5). Il sera
nécessaire alors de prévoir un refroidisseur en sortie de compresseur.
Si le Merlin s'allonge et prend du poids, il gagne en puissance à haute
altitude. Les ultimes développements de cette technologie conduiront
aux séries 100, qui développent plus de 2000 cv au niveau de
la mer, et conservent une puissance de 1000 cv à 12 000 m,
acceptant une pression de suralimentation de 2 Kg/cm2. Avec
le compresseur à deux étages, Rolls-Royce dispose d'un Merlin
qui n'a rien à envier aux moteurs américains turbocompressés.
Les chasseurs qui en sont dotés peuvent accompagner tous les
bombardiers existants. Il faut noter qu'à partir du type 66,
les Merlin britannique comportent une culasse vissée sur le
carter moteur et fondue séparément. Ce procédé qui simplifiait
la fabrication et offrait une résistance supérieure, avait été adopté d'emblée
sur les Merlin américains. Dérivé du Buzzard, le Griffon fait
son apparition en 1934. Il ne connaîtra pas autant de développements
que le Merlin, et, en dépit de ses 37 litres de cylindrée,
n'offrira pas une puissance sensiblement supérieure.
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5.Vautour. [retour
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