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Les
Etats-Unis et le bloc occidental
Certains États
occidentaux ont été tentés d'expérimenter
de telles armes. Ainsi, en 1942, la marine britannique expérimenta
sur l'île de Gruinard (Écosse) divers dispositifs
de dispersion aérienne de spores de Bacillus antracis,
avec semble t-il quelques dommages sur des populations. Néanmoins,
ce sont les États-Unis qui semblent s'être le plus
penché sur ces armes, l'armée américaine étant
par exemple accusée d'avoir répandu délibérément
la peste au moins une cinquantaine de fois en Chine et en Corée
en 1952.
Cinq
autres exemples peuvent être retenus pour cet État
:
- en 1952, des expériences de dispersion aérienne de bactéries
du genre Serratia ont été menées à Fort Mc Mellan
;
- des particules simulant le virus de la variole ont été volontairement
dispersées par le laboratoire de l'US Army de Fort-Detrick en divers
points de l'aéroport de Washington, ainsi que dans des terminus des
autocars Greyhound. Une étude minutieuse, publiée en 1965, montra
que les deux tiers au moins des États américains avaient été atteints
par les milliers de passagers contaminés, démontrant ainsi la
vulnérabilité des États-Unis à une agression variolique
réelle;
- une expérience de dispersion de Bacillus subtilis aurait été menée
les 6 et 10 juin 1966 dans le métro de New York;
- en 1971, les autorités cubaines accusaient la CIA d'avoir introduit
volontairement sur l'île divers agents pathogènes, dont les virus
de la dengue et de la peste porcine;
- en 1976, à Dugway, une expérience de dispersion de virus entraîna
la mort imprévue de moutons et de chevaux.
- De nombreux autres exemples pourraient malheureusement être cités,
mais la réalité de ces contaminations est parfois difficile à prouver
du fait de la nature même des agents pathogènes : Israël
en Égypte avec du choléra en 1947, Royaume-Uni à Oman
en 1957, États-Unis contre les Muongs du Laos en 1974, 1976 et 1977,
contre les chinois à la frontière sino-vietnamienne en 1978 et
contre le Cambodge en 1981.
- Il ne faut enfin pas oublier que les Etats-Unis ont vendu au début
des années 80 des souches d'anthrax à S l'Irak. Et les services
de l'ONU chargés du contrôle du désarmement de ce pays
n'ont toujours pas retrouver la trace de certaines de ces souches.
L'Union
soviétique
Les
soviétiques ne furent pas en reste. Il auraient ainsi
produit jusqu'à 30.000 tonnes d'armes biologiques certaines
années jusqu'en 1992, année du démantèlement "officiel" de
leur arsenal en la matière. Aucune certitude n'existe
sur la réalité absolue de ce démantèlement,
et ce d'autant plus que des souches ont été conservées à des
fins "défensives" ou "médicales",
des bruits courants de manière insistante sur la facilité de
circulation de certaines d'entre elles.
De
plus, si beaucoup des chercheurs impliqués dans la conception
et la fabrication de ces armements travaillent aujourd'hui dans
des laboratoires occidentaux ou restent au service de l'État
russe, force est faite de constater que la trace de certains
a été perdue. Or, certains ayant reçu des
offres alléchantes de certains États classés
comme terroristes, il est possible de craindre le pire et de
supposer une fuite très préjudiciable aux démocraties
de "matière grise".
On
n'en retiendra pour mémoire que l'explosion le 4 avril
1979 d'un bâtiment militaire de la zone interdite de Sverdlosk
(Oural), explosion entraînant une épidémie
de charbon.
Il
ne faut de plus pas oublier que le Département d'État
américain a accusé les forces soviétiques
d'avoir procédé en Afghanistan à des attaques
chimiques et biologiques, principalement en décembre 1979
et décembre 1980. Des attaques de ce type auraient même
précédé l'offensive soviétique en
août et septembre 1979. Des agents de la famille des trichotécènes
auraient été utilisés, tuant au moins 3.000
personnes. Des armes biologiques auraient-elles été laissées
en Afghanistan au moment du départ des troupes soviétiques
?
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