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Lauriers et croix blanches
Le
23 Octobre 1953, le BF/ONU embarque à INCHON : le Bataillon appelé à d'autres
combats pour la même cause, quite la Corée pour l'Indochine.
Le
Bataillon quitte la Corée avec la satisfaction et la fierté du
devoir accompli, sa mission largement remplie, celle de représenter
la France dans la lutte des NATIONS-UNIES pour la défense de
la Liberté.
Le
Bataillon a gagné dans cette campagne:
-
4
Citations à l'Ordre de l'Armée Française
-
3
Citations Présidentielles Américaines
-
2
Citations Présidentielles de la République de Corée
-
1898
citations individuelles au titre de la Croix de Guerre
T.O.E.
Il
laissera, pour toujours endormis dans la Gloire 280 Tués au combat
(dont 17 Coréens) et aura eu 7 disparus, 12 prisonniers, 1 350
blessés.
L'héroïsme fut leur lot quotidien
LELOIR Roger,
Sergent, 1re Cie, le 10 janvier 1951 au sud de
Wonju, sest distingué une dernière fois en ajustant avec
brio le tir de sa mitrailleuse et en retardant par là lattaque
dun adversaire particulièrement mordant. Sa pièce, repérée
et devenue inutilisable, a continué à assurer sous le feu nourri
et précis de ladversaire, la défense de la position.
GIRARDOT Robert,
Adjudant, 1re Cie, Chef de section légendaire.
Le 1 février 1951 à Twin-Tunnels sur la côte 453 a repoussé un
premier assaut ennemi en lui infligeant de lourdes pertes. Attaqué à nouveau
par un adversaire très supérieur en nombre a tenue sur place
alors que sa position était submergée. Ne sest replié que
sur ordre dirigeant le mouvement debout sur une ligne de crête
violemment battu par les feux adverses, conservant ainsi à linstant
critique, lhomogénéité de sa troupe, sest replié le
dernier, deux fois blessé, a fait preuve des plus belles qualités
de bravoure et de chef.
LOGEART René,
infirmier de la C.C.B., le 1 février à la côte 275 à Twin-Tunnels,
alors que lennemi avait déjà pris pied sur la position,
sest porté sous un feu violant au secours des blessés.
Atteint lui-même dune balle à la jambe, ne sest laissé évacuer
que le dernier malgré ses souffrances.
GERMAIN André,
1re Classe, 2e Cie, agent de transmission
de la 3e section, dun courage et dun
allant exemplaire, le 5 mars 1951 au combat de la côte 1037,
sest particulièrement distingué par ses attaques répétées à la
grenade contre un ennemi bien enterré. Blessé à deux reprises
ne sest laissé évacuer quà bout de force. A fait
ladmiration de tous.
JEAN-LOUIS Jules, commandant,
Médecin chef, au caractère délite, sest encore distingué le
3 mars 1951 à lattaque de la côte 1037 près de Munchi,
ayant installé son poste de secours avancé sur la base de départ,
sest porté sur la ligne de combat et sous le feu direct
de lennemi. Sest dépensé sans compter pour ramasser,
panser, évacuer les nombreux blessés et morts, a brancardé lui-même
les derniers hommes touchés vers un lieu plus sûr, est resté finalement
toute la nuit sous les rafales de neige avec ceux dont lévacuation
dans lobscurité, à travers un terrain très escarpé ne pouvait
se faire sans danger. A été pour tous lexemple du dévouement
total. Par son action a sauvé de nombreux blessés graves.
RICHEZ Maurice,
Caporal à la section de Pionniers C.C.B., voltigeur, sérieusement
atteint lors des combats de nuits du 17 au 18 mai dans la vallée
de Putchaetul, a dû être laissé sur ses positions, est resté camouflé dans
son trou pendant plusieurs jours et a rejoint les éléments alliés
lors de la contre offensive en compagnie dun blessé chinois
quil avait réussi à ramener avec lui.
GOUPIL Robert,
Capitaine commandant la 2e Cie, sest acquis
par ses hautes qualités morales et lexcellence de ses vertus
militaires, lestime unanime de ses chefs, de ses camarades
et de ses hommes. A formé, entraîné, conduit au combat une Compagnie
mixte Française et Coréenne dont laction fut décisive à Twin-Tunnels
et qui a participé tout au long de la campagne à tous les combats
et sest comportée en unité délite à ceux de Punch-Bowl
et à Heartbreak Ridge. Est tombé mortellement frappé à son poste
de combat le 26 septembre au début de lattaque de la cote
931, proposé à titre exceptionnel pour le grade de commandant
disparaît à 30 ans. A symbolisé jusquau sacrifice les traditions
de larmée Française, la fraternité darmes de la France
au sein de larmée des Nations Unies.
GAVRILOFF Bernard Roland - Adjudant - Bataillon Français de lO.N.U.
"Sous
Officier adjoint doué des plus remarquables qualités de Chef.
Extraordinaire entraîneur dhommes, animé dune
foi ardente et dun amour profond de son métier. Après
sêtre distingué en Indochine pendant deux ans, a, au
cours de huit mois de combat en Corée, continué de faire
de la section de Pionniers la plus belle Unité du Bataillon
Français de lO.N.U. Durant les opérations menées par
cette Unité de février à octobre 1952, a révélé détonnantes
qualités techniques et guerrières.
Le
3 octobre 1952, a été chargé de tenir un de nos avant-postes
dans le Secteur de CHORWON (Corée) à la tête de deux
escouades de Pionniers. Sest attaché à lorganiser
avec calme et méthode.
Le
6 octobre 1952, a dû faire face à une puissante attaque ennemie,
la dissociant par le feu de ses armes, malgré une écrasante
supériorité numérique de lassaillant sest cramponné au
terrain maintenant chacun à son poste par son exemple. Submergé par
le nombre, a continué le combat au corps à corps, se battant
lui-même à larme blanche.
A
trouvé une mort glorieuse en plein combat le 7 octobre 1952
au matin. Restera pour tous le symbole le plus pur de la
valeur guerrière ".
LE BOLLOCH Jean, Sergent de la 3ème Compagnie.
" Sous
Officier calme et courageux, toujours prêt à accomplir
nimporte quelle mission, même les plus ingrates et
les plus obscures, gravement blessé au cours dun
premier séjour en Corée, est revenu pour un second séjour,
accomplissant de nombreuses patrouilles avec la même ardeur
et le même souci de la vie de ses hommes, a participé du
23 au 25 juillet 1953 à un raid à lintérieur des
lignes ennemies, doù il rapporta de nombreux renseignements ".
D. Charles Caporal Chef.
" Courageux
et plein de sang froid, sest à nouveau révélé au
cours des dernières opérations. Après sêtre infiltré dans
les positions adverses dans la nuit du 7 mars 1952, à la
côte 419, région de NAECHON (Corée). A rejoint son Unité dans
la soirée du 8 mars 1952, apportant de précieux renseignements
sur les mouvements ennemis ".
ANDRES Pierre, Caporal Chef, de la 1re Compagnie.
" Chef
de pièce au canon de 75 a toujours dirigé avec sang froid
le tir de son arme en dépit des feux ennemis violents.
Volontaire pour toutes les patrouilles de la Section à laquelle
il était détaché a participé le 24 et 25 janvier 1952 à deux
sorties difficiles au sud de SONGCHONG (Corée) où sa conduite
a été particulièrement remarquée ".
MISSERI Louis.
" Sous
Officier dun courage remarquable, toujours volontaire
pour les missions dangereuses. Sest distingué par son
allant et son mépris du danger dans la nuit du 25 juillet
1952, à lest de SONGCHON DONG (Corée). Tous les
Sous-Officiers du poste étant hors de combat, a été pour
son chef de Section un auxiliaire précieux lors dune
attaque par un ennemi bien supérieur en nombre.
A
participé activement au combat corps à corps qui rejeta hors
de la position lassaillant qui avait réussi à y prendre
pied. Par son exemple, a grandement contribué au maintien
de lintégrité de la position.
Blessé le
6 octobre 1952 lors de lattaque chinoise sur la côte
281, ouest de CHORWON (Corée) alors que, sous un feu violent,
il allait à son poste de combat pour diriger la défense
dans un secteur attaqué par lInfanterie Chinoise ".
ROBIN Raymond, Caporal de la 1re Compagnie.
" Caporal
toujours volontaire pour les patrouilles. Sur la côte 281
région de CHORWON (Corée) et notamment dans la nuit
du 6 octobre 1952, a spontanément pris le commandement de
quelques camarades pour appuyer judicieusement avec son F.M.
un groupe très fortement engagé contre une vague dassaut
ennemie. Par la suite sur un terrain dont les installations
défensives avaient été détruites, par lincessant bombardement
a exécuté rapidement avec un grand courage les ordres de
la manuvre reçus.
Le
7 au matin a neutralisé au cours dun duel violent
et rapide, un F.M. chinois qui venait de tuer un de ses
camarades et stoppait le débouché dune contre attaque ".
Témoignage de captivité
Le
6 Octobre 1952, la Section de Pionniers du Bataillon Français
dont faisait partie le Sergent BÉSAMAT fut submergée
par l'ampleur de l'attaque ennemie sur la cote 281. Blessé par éclats
de grenades, celui-ci fut fait prisonnier.
Alors
commença pour lui un long et douloureux calvaire par un froid
rigoureux. Au cours du trajet d'abord à pied puis en camion
vers le "Camp N°3" situé dans le nord de la péninsule
coréenne, tout était sujet à recevoir des coups visant ses
blessures, accompagnés de sévices. Dans ce camp, le sergent
subit d'abord des interrogatoires "musclés". Puis
ce fut l'endoctrinement quotidien à la cause communiste.
Le service de propagande ennemi allait jusqu'à fournir aux
prisonniers français le journal "L'Humanité". Le
sergent ne fut opéré de ses blessures que 64 jours après
avoir été fait prisonnier, sans anesthésie. Le régime alimentaire
se limitait à du riz et à un bol de soja le soir, dans le
meilleur des cas un morceau de pain, accompagnés d'eau chaude
comme boisson.
Le
28 août 1953, à sa libération suite aux accords de Pam
Mumjom, BÉSAMAT ne pesait plus que 53 kilos, en ayant perdu
21 en 11 mois de captivité.
Rapatrié en
France, le sergent BÉSAMAT ne fit l'objet d'aucune visite médicale
et fut mis en congé de fin de campagne de 90 jours ...
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