La campagne de l'amiral Pierre-Gustave Roze
par Léon C. ROCHOTTE

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Relations FRANCE-CORÉE au XIXe siècle

La campagne de l'Amiral Pierre-Gustave ROZE (ou l'origine d'un contentieux...)

La France manqua peut-être une opportunité... mais ses Marins firent un choix sage.

(Juillet 1997 - Extrait de "La Corée 5.000 ans d'Histoire en raccourci", même auteur. - Ré-édition X/98 -
adaptation pour le Directoire scientifique du Xe Festival International de Géographie

de Saint Dié des Vosges - III / 1999)

 

Remerciements
Services Historiques de la Marine - Château de Vincennes.
Capitaine de Frégate (r) Gérard MARTIN - Commandant CIRAM STRASBOURG.

Bibliographie
Maxime Ferrière: "L'Amiral ROZE" Cols bleus (Octobre 1954)
Marc Orange (CNRS Paris) : "L'expédition de l'Amiral ROZE en Corée" Bulletin de l'A.E.N. N°184 (1979)

Au XIX e siècle, la CORÉE économiquement très déprimée, ne s'ouvrait que lentement et difficilement au commerce international, notamment avec les Occidentaux. Il en était de même au plan des idées et des religions. Au point que la CORÉE était plus connue à cette époque sous le nom de Royaume Ermite. Mais le catholicisme était toujours présent, quoique pratiqué dans une semi-clandestinité. En 1831, un Vicariat Apostolique fut néammoins créé et confié à la Socièté des Missions Étrangères à Paris. C'est Mgr BRUNIÈRE, alors évêque co-adjuteur au Siam qui fut désigné pour en prendre la tête, mais il ne rejoignit jamais son poste. En effet, il décèda en cours de route en Mandchourie où il devait se joindre à un autre missionnaire, le Père MAUBANT. Ce dernier n'atteignit Séoul qu'en Janvier 1836. Il fut rejoint dans l'année par le Père CHASTARD. Un peu plus tard arriva le nouveau Vicaire Apostolique en la personne de Mgr IMBERT.

Avec l'arrivée des missionnaires, le nombre de catholiques se remit à croître rapidement et le gouvernement coréen se rendit à nouveau compte qu'il n'avait pas réussi à éradiquer la foi chrétienne dans le pays. Au mois de mars 1839, le Ministre de droit YI CHI-YON conseilla de supprimer les catholiques et il s'en suivit la publication d'un édit visant à mettre fin à la propagation de cette doctrine perverse. L'édit fut appliqué avec vigueur. Mgr IMBERT fut arrêté avec ses deux compagnons, condamnés à mort et décapités le 2 Septembre. Mais les croyants qui avaient pu échapper aux arrestations se regroupèrent et le catholicisme ne cessa pas de croître. À telle enseigne que, en 1845 un nouveau Vicaire apostolique Mgr FÉRRÉOL accompagné du Père DAVELUY débarquèrent en CORÉE, venant de Shangaï.

La FRANCE à cette époque mettait fin à la guerre de l'opium avec la CHINE et passait avec elle divers traités (Nankin 1842, Whampoa 1844). Un édit, dit de Tao-Kouang recommanda même la tolérance pour la religion catholique. On convînt donc d'envoyer l'Amiral CÉCILLE demander au Vassal Coréen des explications sur le meurtre des trois missionnaires. L'Amiral toucha terre près de HONGJU-MOK en août 1845 pour remettre aux autorités une lettre très ferme, précisant qu'il s'en viendrait chercher la réponse l'année suivante...

 

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