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Le
Contexte Stratégique Futur Cette étude
(FST) rappelle (§1) que, lors de l'établissement
de la Strategic Defence Review (SDR), la politique de
défense fut délibérément subordonnée à la
politique étrangère dont elle devait servir les
fins. C'est pourquoi, lors de la première phase de la
Révision, le FCO et le MoD, agissant de concert, élaborèrent
un "Cadre d'Action" décrivant le monde actuel
et tel qu'il serait en 2015, afin d'y déterminer la place
de la Grande - Bretagne.
L'étude
se conçoit (§2) comme une actualisation de la SDR
qui ambitionne de dépasser largement la date de 2015 puisqu'elle établit
des projections à l'horizon de trente ans. Consciente
que la prédiction de l'avenir est loin d'être une
science exacte, cette étude prospective entend réviser
régulièrement son analyse à moyen et long
terme (§3). Elle se veut instrument de planification souple.
Après
avoir tracé les grandes lignes de sa réflexion,
la FST procède à une présentation de ses
sept "dimensions" ou "compartiments" (sic)
: physique, technologique, économique, social, juridique,
politique et militaire avant de conclure par une synthèse.
Cette approche vise à démontrer les relations étroites
et logiques que les "compartiments" entretiennent entre eux, et
qui, in fine, déterminent nécessairement l'analyse des facteurs
politiques et militaires (le militaire étant forcément déterminé par
le politique auquel il est subordonné). Dans sa conclusion, la FST fait
ressortir l'influence que la Grande - Bretagne peut exercer, à travers
sa politique de défense, sa politique étrangère et ses
autres politiques, sur le futur environnement de sécurité international.
L'innovation
technologique occupe une place de choix dans cette étude.
En effet, cette dernière consacre la prééminence
du secteur commercial sur le secteur militaire en matière
de R&D, particulièrement dans le développement
de "certaines technologies critiques" (§21).
Ceci est patent dans le domaine de l'IT ou, plutôt des
Technologies de l'Information, l'Electronique et les Communications
(ITEC) (§22).
Duales
par définition, ces technologies (ITEC) posent un défi à la
Défense britannique dans la mesure où elles sont
accessibles aux adversaires potentiels du Royaume - Uni (§23 & §31).
Le MoD s'attend à ce que la disponibilité commerciale
de ces technologies conduise à l'accélération
du rythme de manifestations des menaces (§26).
Par
ailleurs, le développement de nouvelles technologies conduira à élaborer
une nouvelle doctrine, une nouvelle culture et de nouvelles structures
correspondant à de nouveaux concepts d'opérations
(§28).
Le
MoD s'inquiète du niveau des dépenses en R&D
: en effet, en termes absolus, les Etats - Unis dépensent
dix fois que la Grande - Bretagne plus dans ce domaine, et l'Europe
quatre fois plus. Le MoD conclut que le pays ne pourra maintenir
son avance technologique sans collaborer avec ces partenaires
ni sans l'aide du secteur civil. Il va de soi que la Grande -
Bretagne doit offrir aux Etats - Unis quelque chose en échange
de l'accès à leur technologie.dont elle dépend
tant.
LE CYBERTERRORISME
Définition
Le
terrorisme cybernétique ou cyberterrorisme fit l'objet
d'une définition par Dorothy Denning, Professeur d'Informatique à l'Université de
Georgetown, lors d'une présentation le 23 mai 2000 de
ce sujet devant la Commission des Forces Armées de la
Chambre des Représentants :
Le cyberterrorisme
consiste à se livrer à des activités terroristes
dans le cyberespace. L'on entend par là généralement
des attaques illégales et des menaces d'attaques contre
les ordinateurs, les réseaux, et les renseignements qui
y sont emmagasinés dans le but d'intimider ou de contraindre
un gouvernement ou son peuple à la réalisation
d'objectifs politiques ou sociaux. En outre, pour répondre à la
définition de terrorisme, une attaque doit être
suivie de violence contre les biens ou les personnes, ou au moins
occasionner suffisamment de dégâts pour créer
de la peur. (Ainsi), des attaques qui causent la mort ou bien
des blessures corporelles, des explosions, des accidents d'avions,
la contamination de l'eau, ou de graves préjudices économiques
seraient de bons exemples. Des attaques sérieuses contre
des infrastructures critiques pourraient être qualifiées
d'actes de cyberterrorisme, en fonction de leur importance. Ce
ne saurait être le cas d'attaques perturbant des services
non-essentiels ou qui constituent une gêne coûteuse (12)
12.Dorothy
E.Denning, Testimony before the Special Oversight Panel on Terrorism,
Committee on Armed Services, U.S. House of Representatives, May
23, 2000 : "Cyberterrorism is the convergence of terrorism
and cyberspace. It is generally understood to mean unlawful attacks
and threats of attack against computers, networks, and the information
stored therein when done to intimidate or coerce a government
or its people in furtherance of political or social objectives.
Further, to qualify as cyberterrorism, an attack should result
in violence against persons or property, or at least cause enough
harm to generate fear. Attacks that lead to death or bodily injury,
explosions, plane crashes, water contamination, or severe economic
loss would be examples. Serious attacks against critical infrastructures
could be acts of cyberterrorism, depending on their impact. Attacks
that disrupt nonessential services or that are mainly a costly
nuisance would not".[retour au texte] page
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