page
1 - page 2 - page
3 - page 4 - page
5 - page 6 - page
7 - page 8
Les
mesures
Deux
membres de la Chambre des Représentants, James Sexton
(New jersey) et Saxby Chambliss (Georgie) introduisirent en février
2001 une Résolution appelant le gouvernement fédéral à élaborer
un cadre légal permettant de poursuivre les pirates et
le crime informatique en raison de "la menace que le cyberterrorisme
pose à la sécurité nationale des Etats -
Unis"(7).
Les deux parlementaires recommandèrent que soit établi "un
partenariat entre le gouvernement fédéral et l'industrie privée" pour
combattre "la cybermanace" et que soit conduite une étude à laquelle
participerait divers organes gouvernementaux (DoD, Ministère du Commerce,
National Security Agency, CIA, FBI) afin d'évaluer la menace posée
par les "cyberterroristes".
Déjà au début de l'année 2001, les Etats - Unis
se préoccupaient de l'usage fait par les terroristes (et plus particulièrement
le réseau Ben Laden) du codage, de la technologie Internet, et de la
stéganographie (8).
Les
attentats du 11 septembre 2001 ont provoqué un véritable
séisme dans l'establishment militaire. En quelques heures,
l'Administration et le Pentagone ont décidé de
sécuriser leurs systèmes d'information et infrastructures
critiques(9). Le Pentagone
a revu ses priorités en conséquence : désormais,
la "sécurisation de l'information" (Information
Assurance) a pris le pas sur la modernisation des systèmes
de commandement (C2, C3, C4). 275 responsables du Pentagone et
de l'Administration travaillant dans 65 organismes furent interrogés
pour le compte du GEIA (Government Electronics & Information
Technology Association). Si le rapport rédigé par
le GEIA est avalisé par l'Administration, le DoD augmentera
considérablement ses dépenses en IT (passant de
$ 25 milliards en 2002 à $ 32 milliards en 2007). Les
fournisseurs de ces systèmes de sécurisation verront
leur chiffre d'affaires croître de.282 % en cinq ans (2001-2006).
L'Administration
envisage de prendre d'autres mesures pour protéger les
systèmes informatiques et les banques de données
contre toute désorganisation ou perte du fait de piratage.
Richard Clarke, Chef du Bureau de Sécurité du Cyberespace,
annonça que le gouvernement étudie la création
d'un système intranet dissocié des réseaux
commerciaux ou publics. Le Bureau dirigé par R.Clarke
est placé sous l'autorité directe du Bureau nouvellement
créé, le Bureau de la Sécurité du
Territoire (Office of Homeland Security) dirigé par l'ancien
gouverneur Tom Ridge. Pour justifier l'audace de ces mesures,
R.Clarke a expliqué lapidairement :"Nous sommes
en guerre" (We are at war)(10).
Des pays considérés comme potentiellement hostiles comme la Russie,
la Chine, Cuba, l'Irak, l'Iran, la Libye et la Corée du Nord ont développé des
capacités d'attaques cybernétiques qui sont prises très
au sérieux par Washington. Des alliés des Etats - Unis comme
la France, la Turquie et la Grande - Bretagne élaborent eux aussi leurs
propres capacités. Même l'Inde et le Brésil ne sont pas
de reste.
7.US
Law-Makers Take Aim At Cyber-Terrorism http://www.ict.org.il/ . [retour
au texte]
8.La
stéganographie permet de noyer des cartes, des photographies,
des instructions et de transmettre le tout via Internet. Ces
supports audio, vidéo ou iconographiques prennent la forme
diverses formes : fichiers, chats sportifs, annonces pornographiques,
ou banals e-mails.[retour au texte]
9.IAAC
(Information Assurance Advisory Council) Briefing Paper, N°3,
9 May 2000, US Policy Development. [retour au texte]
10.Defense
News, Pentagon Emphasis Shifts to Network Protection, October
15-21, 2001. [retour au texte]
page 1 - page
2 - page 3 - page
4 - page 5 - page
6 - page 7 - page
8 |