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La Division des
opérations spéciales (DSO)
La
toute récente Division des opérations spéciales
(DSO) assure le commandement organique des trois ensembles que
sont les Brigades aéroportées (LLB) et le Groupement
des Forces Spéciales (KSK) de la Bundeswehr. Depuis le
1er octobre 2001, des unités du Génie aéroporté,
de renseignement, de reconnaissance et de soutien viennent compléter
le dispositif des unités organiques que sont également
le 4. régiment de Quartier général et
de Transmissions, ainsi que la Musique de l'Armée de terre
N° 4. L'effectif de la Division est aligné peu à peu
sur le chiffre de 7400 hommes. La DSO n'est pas une création" ex
nihilo". La Division a repris en effet le 1er avril 2001
les traditions du Commandement des forces aéromobiles
et 4. Division de REGENSBURG.
Il
revient à cette
grande Unité de planifier, préparer et conduire
l'engagement des forces spéciales et spécialisées
au profit de l'ensemble des misions dévolues à l'armée
de terre. Elle doit, à ce titre, disposer en permanence
d'un détachement de renseignement destiné à préparer
en National les engagements en dehors de l'Allemagne ayant pour
objectif de mener des opérations de sauvetage, d'évacuation,
de protection et d'exfiltration, et en multinational au profit
des opérations de secours, d'évacuation et de protection
des personnels engagés au titre des missions fixées
par l'OTAN/UE/OSCE/ONU. La Division des opérations spéciales
(DSO) doit en outre planifier, préparer et conduire
les opérations limitées dans le temps et dans l'espace,
visant à pouvoir introduire en sûreté des
renforcements à partir d'installations portuaires et aéroportuaires,
ou au contraire visant à retirer les contingents de la
Bundeswehr, à l'issue d'un engagement. Le soutien des
opérations dans la profondeur menées contre les
installations, les forces et les moyens de commandement et de
logistique adverses lui revient également.
Le
Général de Division Hans Otto BUDDE, qui est le
premier Commandant de cette grande Unité, dispose pour
remplir les missions qui lui sont imparties des deux pions essentiels
que sont l'Etat-Major de la Division et le 4. Régiment
de Quartier général et de Transmissions (en dehors
des Brigades et du Groupement des Forces spéciales).
L'Etat-Major,
installé à REGENSBURG comporte deux départements
civils (Conseiller Juridique et Administration) et quatre départements
militaires (Commandement organique, Engagements et exercices,
Soutien des opérations et soutien du commandement).
Le
4. Régiments de Quartier général et
de Transmissions compte 1.300 hommes répartis dans les
garnisons de REGENSBURG, CHAM, DILLINGEN/DONAU. Le régiment
est articulé en quatre compagnies opérationnelles.
La 9° compagnie de Transmissions aéroportée,
qui lui est subordonnée, est responsable des liaisons
au profit de l'AMF (L)
Conclusion
Le
débat qui vient d'intervenir au Bundestag sur l'opportunité ou
non pour l'Allemagne d'engager la Bundeswehr hors d'Europe dans
des missions de guerre, a permis notamment aux Verts de relancer
celui sur la mise sur pied de "Troupes d'Elite", susceptibles
selon eux, de se référer aux heures les plus sombres
de l'armée allemande. Sans entrer dans ce débat,
il est clair cependant que la Bundeswehr ne pouvait pas faire
plus longtemps l'impasse sur l'existence de Forces spéciales
au sein de la Bundeswehr. A partir du moment où la communauté internationale
a reconnu à l'Allemagne le droit de renouer avec sa souveraineté, "pleine
et entière", il était évident et souhaitable
que la notion de "Troupes d'Elite" fasse sa réapparition.
L'observateur
français fera les remarques suivantes. A l'instar de ce
qui se passe en France l'Allemagne a fait le distinguo entre
le bras armé des "Services spéciaux" et
les "Forces spéciales", agissant en tenue et,
pour ainsi dire, "au grand jour".
Dans
sa logique propre, elle a poussé "l'Interarmisation" de
ses Forces spéciales beaucoup plus loin que ne l'a fait
la France. Le groupement des Forces Spéciales de la Bundeswehr
( KSK ) est composé en effet de personnels issus de l'armée
de terre, de la Marine et de l'Aviation, alors qu'en France ces
armées ne sont fédérées qu'au niveau
du COS Commandement des Opérations Spéciales, c'est à dire
au niveau de l'Etat-Major Interarmées. Chaque armée
en France conserve en effet jalousement la main sur ses unités
spéciales. L'Armée de terre avec son 1er RPIMa,
ses moyens ALAT spécialisés, ses GCP répartis
dans les Régiments parachutistes ; la Marine avec ses
commandos marine de LORIENT et ses nageurs de combat de TOULON
; l'Armée de l'Air, avec son Commando parachutiste de
l'Air N°10. A l'heure où l'on parle de "métier" au
sein de la défense, notons simplement que l'Allemagne
attribue ce métier à l'Armée de terre.
Les "Franco-Gaulois" que
nous sommes, ne manqueront pas également de remarquer
que les Forces Spéciales germaniques n'échapperont
pas à l'influence Anglo-saxonne. OTAN oblige, la Bundeswehr
maintient donc de façon étroite ses liens avec
les américains et les Britanniques.et comment pourrait-on
le lui reprocher, quand on voit ce qui se passe actuellement
en AFGHANISTAN. A l'évidence, les Forces Spéciales
se doivent de maîtriser parfaitement la langue anglaise,
jusqu'au niveau d'exécution le plus humble, tant les actions
qu'elles mènent excluent sur le terrain toute "incompréhension
verbale". Notons au passage que l'investissement correspondant
peut s'inscrire au titre de l'indispensable devoir de reconversion
au profit des troupes professionnelles.
La
question de savoir de combien de parachutistes, une armée
moderne doit disposer, revient régulièrement dans
les Etats-Majors. Les choix allemands confortent ceux qui, de
ce qui de ce côté-ci du RHIN, estiment qu'il est
dangereux de descendre en dessous de 8000 hommes, pour une armée
de Terre de l'ordre de 130 à 150.000 combattants.
Notons
enfin que la présence de la 31e Brigade aéroportée
au sein de la MND-C démontre que L'ALLEMAGNE comme la
FRANCE n'entend pas réserver ses troupes d'élite
aux seules missions relevant de sa souveraineté stricte,
ce qui devrait rassurer les détracteurs des Forces Spéciales
de la Bundeswehr en ALLEMAGNE.
La
FRANCE et la BELGIQUE avait douloureusement fait l'expérience
de l'efficacité des parachutistes allemands dès
1940. En s'emparant des ponts sur le canal ALBERT et du fort
EBEN EMAEL, les hommes des détachements d'assaut "Béton", "Fer", "Acier" et "Granit" commandés
par les sous-Lieutenants Schacht, Schächter, Ringler et
les lieutenants Altmann et Witzig du capitaine KOCH, ont ouvert
un chapitre des modes opératoires militaires, qui reste
d'actualité dans un contexte nouveau de crise permanente.
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