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L'Amiral
Hans Lüssow, Inspecteur
de la Marine a pris en compte une force maritime ramenée
de 26.000 hommes à 20.650. Il exerce ses responsabilités
par le canal du "Commandement de la Flotte" et
de "l'Office de la Marine". Le commandement de
la Flotte est à la disposition du nouveau "Commandement
opérationnel interarmées de la Bundeswehr",
ou d'un quartier général multinational, comme élément
de commandement de la structure des forces de l'OTAN ou de
l'UE. Les structures de la Marine allemande ne connaissent
pas de bouleversements majeurs, en dehors de ceux consécutifs à la
création des "bases interarmées de soutien",
dans le domaine logistique, bouleversements qui concernent
au demeurant les trois composantes des forces. Cinq flottilles
sont rattachées au Commandement de la Flotte : l'aéronavale,
les frégates, la guerre des mines, les corvettes et
les sous-marins. L'office de la marine chapeaute les écoles,
les bases navales, le commandement des essais et celui des
systèmes de commandement. Au total l'innovation est à rechercher
d'abord au niveau des systèmes d'armes que sont les
futurs avions de reconnaissance et de patrouille maritime,
les frégates 124 et les corvettes 130, les sous-marins
212A, les hélicoptères NH90 marine, les équipements
des chasseurs de mines, les systèmes de défense
sol-air basse altitude et les torpilles à moyenne
et longue portée.
A l'inverse
de ses confrères, le Médecin général,
Inspecteur du Service de Santé de la Bundeswehr
va voir ses effectifs passer de 3.500 à 18.000 hommes,
par regroupement des personnels du service, antérieurement
affectés dans les armées, et par transfert de 11.000
hommes de l'armée de terre au profit du service. Le service
de santé est la seule composante de la Bundeswehr à ne
pas disposer d'un "Office", dont les attributions
sont prises en charge par les nouvelles "bases interarmées
de soutien" et par "l'Académie du service
de santé", qui coiffe les instituts et les organismes
centraux d'instruction. Les moyens du service sont regroupés
en temps de paix au sein de quatre "Commandements Santé" dont
les limites territoriales correspondent à celles des Régions
Militaires. Le nouvel accent mis sur les forces d'intervention
modifie radicalement le concept d'emploi des moyens du service.
En choisissant de médicaliser mieux l'avant, en étant
confronté à la mobilité et à la modularité inéluctable
de ses moyens, le service de Santé de la Bundeswehr se
prépare à vivre une véritable révolution
culturelle.
Le
Vice-Amiral Bernd HEISE sera le premier Inspecteur
général des "bases interarmées
de soutien". Avec 50.000 hommes, dont
7.000 proviennent des anciens services centraux
de la Bundeswehr et 30.000 de l'armée
de terre, il sera en charge du soutien, au sens
le plus global du terme, tant sur le territoire
national qu'en zone d'engagement opérationnel.
C'est sur lui que reposent toutes les attentes
du ministre, qui a choisi de développer
un vaste programme de coopération avec
le secteur industriel, l'artisanat, et les chambres
de métier, afin d'accroître l'efficacité générale
de "l'Entreprise Bundeswehr". Le
Vice Amiral HEISE va coordonner un ensemble de
moyens assez hétéroclites au profit
de toutes les composantes des forces. Il disposera
du "Commandement interarmées
de soutien" et d'un Office.
Aux
côtés d'anciens organismes regroupés sous
son autorité (les organismes centraux d'instruction, les
affaires scientifiques et la recherche, les attachés militaires,
le Centre du renseignement de la Bundeswehr, le Centre logistique
et l'Office logistique de la Bundeswehr, les Universités
de la Bundeswehr, l'Académie fédérale de
politique de sécurité, les offices des services
secrets et des sciences militaires, les représentations
militaires allemandes auprès de l'OTAN et de l'UEO/UE,
ainsi que les Régions militaires), le commandant des bases
interarmées de soutien assurera le commandement organique
du nouveau "Commandement de la recherche du renseignement
stratégique", du service, à créer,
d'information en campagne et enfin du "Centre opérationnel
interarmées", que les Allemands se sont décidés à mettre
sur pied.
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