page
1 - page 2 -
page 3 - page 4 - page
5 - page 6
Les
anciens "Commandements du soutie", qui existaient
au sein de chacune des armées, n'ont plus leur raison
d'être. Ils seront supprimés. Dans la logique des
organisations standardisées, chères à nos
voisins allemands, toutes les composantes des forces auront donc
désormais la même organisation bicéphale,
comprenant, le "Commandement", proprement dit, en
charge des questions de commandement opérationnel et un "Office",
chargés des tâches de soutien, en liaison avec les "bases
interarmées de soutien".
Le
législateur n'a pas cru devoir s'aligner sur la décision
prise par la France de suspendre la conscription, et de professionnaliser
les forces. Il a cependant décidé de remanier considérablement
le service militaire, à partir de 2002, en adoptant le
principe d'un service à 9 mois, fractionnable en trois
périodes, dont une de 6 mois consécutifs. Ainsi
donc perdure en Allemagne, ne serait-ce que formellement, le
principe du "citoyen en uniforme" des pères
fondateurs de la Bundeswehr.
L'armée
de terre est celle qui subit sans doute les transformations
les plus radicales. Le niveau du Corps d'armée subsiste
certes en tant que niveau opérationnel, mais il perd
cependant toutes compétences de commandement organique.
Il reste que l'Allemagne, à l'encontre de ce que fait
son voisin français, demeure attachée en organisation
du temps de Paix, aux structures de commandement traditionnelles
que sont les corps d'armées, les Divisions et les Brigades.
L'armée de terre allemande, aux ordres d'un " Commandement " et
d'un "Office" comptera 138.500 militaires en tenue,
affectés au sein de 5 états-majors multinationaux
de corps d'armées, 5 divisions mécanisées à trois
brigades chacune, 1 division des opérations aéromobiles à deux
brigades, 1 division des opérations spéciales, également à deux
brigades, 1 commandement des "éléments
organiques de l'armée de terre", qui engerbera
six brigades d'appui et de soutien. Orientée prioritairement
sur l'intervention, l'armée de terre n'en joue pas moins
un rôle majeur dans la défense du territoire national,
après la mobilisation et la montée en puissance
des forces, qui restent donc elles aussi des notions d'actualité,
de l'autre côté du Rhin.
Pour
aussi considérables
qu'ils soient, les bouleversements de l'armée
de terre allemande n'ont pas cependant l'ampleur
de ceux que connaît son homologue français,
et si "révolution" il y a
, il s'agit plus d'une révolution dans
les concepts d'emploi qu'en organisation stricto
sensu. L'emploi en opération des états-majors
de corps d'armées illustre bien ce propos,
et la réorganisation de l'état-major
binational, germano-américain du IIe
corps d'armées doit nous interpeller. D'ici
la fin de 2002, cet état-major aura
pour mission en effet, de servir d'état-major
de corps d'armées, dans le cadre de
la défense collective conduite par l'OTAN,
ce qui somme toute est compréhensible.
Mais ce même état-major a aussi
pour vocation à l'horizon de 2003, de
servir de quartier général chargé de
la conduite sur le terrain des opérations
interarmées, dites de Petersberg, et
placées
sous la responsabilité de l'Union Européenne.
On eut pu imaginer que cette mission soit dévolue à un état-major
binational de corps d'armées, à composition
plus européenne.on notera que ce même état-major
assurera la préparation et la planification
des grands exercices de l'OTAN, mais également
de l'Union Européenne.
Le
Général
Gert GUDERA, 16e Inspecteur de l'armée
de terre attend également des restructurations
en cours un meilleur taux d'encadrement, un
nombres de postes à l'instruction accru
(23.000 au lieu de 17.000), ainsi que des
mesures d'ordre
budgétaire, lui permettant d'accroître
l'attractivité de la carrière
des armes, au plus grand bénéfice
d'une armée de terre qui entend bien éviter
le piège d'une "armée à deux
classes"
Avec
51.850 postes budgétaires de militaires en tenue, l'armée
de l'air se prépare à disposer de nouvelles
capacités de commandement, de transport stratégique
et de ravitaillement par air. Les moyens matériels et
humains, mis à la disposition du général
Gerhard BACK, 12e inspecteur de la Lutwaffe, sont aux ordres
d'une structure bicéphale, déjà explicitée.
Le général BACK disposera d'un " Commandement
opératif des forces aériennes ", sorte de
noyau actif, sans responsabilité organique, capable, après
montée en puissance, de planifier et de conduire des opérations
aériennes. La Luftwaffe, comme l'armée de terre
est articulée en divisions et compte trois commandements
spécialisés. Les 5 divisions aériennes regroupent
une escadre de reconnaissance, quatre escadres de chasseurs bombardiers,
trois escadres de chasse, quatre escadres de défense aérienne,
quatre commandements opérationnels et un bataillon de
Protection. Trois escadres de transport aérien ainsi que
la permanence aérienne du ministère de la défense
sont les éléments constitutifs du "Commandement
du transport aérien". Un "commandement de
l'instruction de l'armée de l'air" et un "commandement
du matérie" sont enfin aux ordres de "l'Office
de l'armée de l'air". La logistique spécifique
de cette armée sera par ailleurs assurée par deux
régiments de maintien en condition de l'armée de
l'air et un "centre de soutien de systèmes d'armes"
page
1 - page 2 - page 3 - page
4 - page 5 - page
6 |