L'artillerie française de la Grande Guerre
par Jean-Philippe LIARDET, dr

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L'année 1917 :
L'artillerie d'assaut

 

Sous l’impulsion du général Estiennes, le principe d’une artillerie d’assaut est accepté par le haut-commandement français dès le début de l’année 1916. Un prototype conçu par Schneider est finalement accepté. 400 exemplaires sont commandés. L’engin pèse 13 tonnes. Il est armé d’un canon de 75 court en casemate sur le côté droit et de quatre mitrailleuses pour un équipage de 6 hommes. Le blindage frontal est de 12 mm. Grâce à un moteur de 30 CV, il peut franchir 1,50 m de tranchée et gravir une pente à 55%.

Deux chars Schneider avec leurs équipages. Une grande partie des personnels proviennent de la cavalerie
dont le rôle se réduit à des missions de sûreté sur les arrières avec la stabilisation du front.

 

Parallèlement, 400 autres unités sont commandées à Saint-Chamond. Ce modèle pèse 19 tonnes. Il est armé d’un canon de 75 long tirant en chasse et de quatre mitrailleuses pour un équipage de 9 hommes. Le blindage frontal est de 19 mm.

Le moteur est de 90 CV mais la faiblesse du train de roulement et les difficultés de franchissement retarde le développement de l’engin. Les 50 exemplaires disponibles en avril 1917 ne seront pas opérationnels pour l’offensive voulue par Nivelle. Les 200 Schneider construits combattront seuls. Les 132 chars français engagés au nord de l’Aisne ne réussissent pas à percer malgré quelques succès limités. L’artillerie allemande et les pannes prélèvent un lourd tribut. Seuls 56 engins peuvent se replier. Les Allemands concluent à l’inefficacité de ce nouveau type de matériel. Ils en construiront un petit nombre (20 A7V). Ils seront presque toujours engagés isolément.

Un char Saint-Chamond du groupement X en soutien des fantassins dans le secteur de Malmaison en 1917. Sur 63 chars, 27 ne dépasseront pas les lignes françaises, 15 tomberont en panne dans la première ligne allemande. Une vingtaine seulement seront opérationnels pour réduire au silence les mitrailleuses allemandes. Le fort de Malmaison tombera néanmoins aux mains des assaillants sans pertes excessives.

 

Malgré l’échec, le général Estienne réussit à sauver les programmes en cours. Mieux encore, le projet d’un chars léger est accepté. Le Renault FT-17 pèse 7 tonnes. Il est équipé d’une mitrailleuse ou d’un canon de 37 mm en tourelle. Son équipage se compose de deux hommes. Le blindage est de 16 mm en caisse et 22 mm en tourelle. Son moteur de 35 CV lui donne une vitesse de 5 km/heure en terrain moyen et ses capacités de franchissement sont excellentes. En juillet 1917, 1 000 exemplaires sont commandés.Dans la région de Laffaux-Malmaison, le 23 octobre, 5 groupes d’artillerie d’assaut soutiennent une offensive limitée, qui débute par une préparation d’artillerie.

Le chars FT17 est à la fois rapide et extrêmement agile, ce qui lui permet
de soutenir l’infanterie dans les terrains les plus difficiles.
En outre, sa petite taille le rend moins vulnérable aux tirs des canons allemands.

 

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