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L'année
1916 :
La réorganisation de l'artillerie lourde se poursuit
Les
succès de la Somme et de Verdun se traduise par une poursuite
de la réorganisation de lartillerie lourde. Devant les
difficultés inhérentes à la coordination dun nombre croissant
de groupes, les différents commandements de lartillerie
sont dotés dun état-major.
En
1917, le général Nivelle, qui a succédé à Joffre, décide de la
création dune réserve générale de lartillerie lourde.
Placée sous les ordres du général Buat, elle est composée de
trois divisions.

Vers
le milieu du conflit, la France commence à rattraper son retard
dans le domaine de lartillerie lourde à grande puissance.
Ces deux artilleurs allemands posent avec fierté à côté dun obus de fort
calibre.
La
première regroupe les unités jusqualors dispersées de lartillerie
lourde à grande puissance créée au début de lannée 1916.
Il sagit notamment de lartillerie lourde sur voie
ferrée dotée de matériels variés plus ou moins rapides à mettre
en uvre. Le 74e régiment regroupe les pièces "tous
azimuts" capables de tirer de tous les points de la voie
ferrée après un ancrage au sol. Une pièce de 240 mm de 140 tonnes
atteint 23 km de portée. Des pièces "à glissement" et " à berceaux " demandent
respectivement la construction dépis courbes ou droits.
Un régiment est spécialement chargé de ces installations provisoires
(le 70e). Parmi les premières on trouve notamment
un canon de 305 mm modèle 1906-1910 de 340 tonnes (portée 30
km) et parmi les secondes un canon de 340 de marine (40 km) ou
lobusier de 400 mm Saint-Chamond (15 km).
Les
71 et 72e régiments sont équipés de pièces de 220
longues et de 240 tractées, le 73e régiments de matériels
de côte. La seconde division rassemble les régiments dartillerie
lourde à tracteurs, la troisième les pièces de marines organisées
en 9 batteries.
Malgré les
efforts entrepris, les nouveaux matériels commencent à peine à entrer
en service et le programme arrêté le 30 mai 1916 ne sera jamais
terminé. Lartillerie lourde allemande bénéficie toujours
dune portée supérieure et dune cadence de tir trois
fois supérieure. Cest grâce à une doctrine demploi
rationnelle que les Français vont réussir en partie à combler
leur handicap.

Lartillerie
lourde sur voie ferrée atteint son apogée lors de la Première
Guerre mondiale.
La densité du réseau ferrée français dans le nord de la France lui offre
en effet une réelle mobilité stratégique.
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