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L'année
1915
Les offensives du printemps et de lautomne 1915
Au
printemps 1915, les Français attaquent en Champagne (mars) et
en Artois (mai) pour soutenir lArmée russe, très éprouvée
après le désastre de Tannenberg. Avec une pièce lourde pour 150
m de front dattaque la première se solde par un échec sanglant.
Les résultats de la seconde sont à peine meilleure.

Malgré des
tirs dartillerie massifs, les lignes ennemies restent
impossibles à percer.
Les paysages prennent vite un caractère lunaire avec des destructions intensives.
Néanmoins, on peut apercevoir en bas de la photo un bâtiment encore intact
car un peu à lécart dune ligne de front qui bouge peu.
Les
mêmes secteurs sont choisis pour de nouvelles attaques. En Artois,
lartillerie dispose en moyenne dune pièce de campagne
pour 15 mètres de front et dune pièce lourde pour 36 mètres,
pour un secteur de 15 kilomètres. La longueur de la préparation
et lépuisement des munitions conduisent à un arrêt des
opérations. En Champagne, la ligne de front est de 35 km avec
une pièce de campagne pour 32 mètres et une pièce lourde pour
40 mètres. Après trois jours de pilonnage, linfanterie
sempare de la première ligne de défense mais ne peut percer.
La consommation de munitions pour cette offensive (du 22 au 27
septembre) sélève à 1.400.000 coups de 75, 265.000
coups de 90 à 155, 30.300 coups de 220 à 270.

Les
fantassins français attendent la fin des barrages dartillerie
avant de monter à lassaut.
La longueur des préparations savèrent à la longue nuisible : leffet
de surprise est inexistant
et les premières lignes ennemies sont en effet souvent évacuées puis réoccupées
après les derniers tirs.
La réorganisation
de lartillerie lourde
Une
réorganisation et surtout un renforcement de lartillerie
lourde est donc indispensable. On forme 20 régiments dartillerie
lourde hippomobiles à trois groupements (numérotés 101 à 121
moins le 119e attribué aux forces en Algérie).
Les
deux premiers groupements sont destinés aux corps darmée :
ils comportent un groupe de 3 batteries de 105 long modèle 1913
et un groupe à deux batteries de 155 long.
Le troisième groupement est destiné aux armées : il comporte deux groupes
de 155 courts à 3 batteries et deux groupes de 155 longs à 2 batteries.
La
création de 10 régiments dartillerie lourde à tracteurs
(numérotés de 81 à 90) est également programmée. Ils doivent être
dotés de 12 batteries de canons longs et 12 de canons courts.
Les
obus de fort calibre ne peuvent être manipulés à la main en
raison de leur poids élevé
(jusquà 900 kg pour lobusier de Saint-Chamond de 400 mm).
Les pièces les plus lourdes, et notamment celles sur voie ferrée sont donc équipées
de grue.
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