L'artillerie française de la Grande Guerre
par Jean-Philippe LIARDET, dr

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L'aéronautique militaire
des origines à l'indépendance

 

Lors de la bataille de Fleurus (26 juin 1794), le général Jourdan emploie pour la première fois au combat un ballon d’observation dirigé par le capitaine Coutelle qui détaille le dispositif ennemi. Une école d’aéronautique est créée à Meudon mais elle est supprimée en 1795. Par la suite Napoléon n’éprouvera aucun intérêt pour un matériel incapable de suivre le rythme rapide de ses opérations.

Le ballon d’observation fait de nouveau son apparition aux Etats-Unis lors de la guerre Civile américaine (1861-1864). Lors du siège de Paris, Gambetta réussit à quitter la capitale en ballon et gagne Tours (11 novembre 1870). Par la suite, les liaisons avec l’extérieur sont notamment maintenues grâce à l’utilisation de ballons dirigeables manœuvrés par des aérostiers civils. L’utilisation de microfilms pour la première fois permet de transmettre des masses de documents officiels mais aussi du courrier privé.

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Les ballons d’observation en forme de saucisse sont capables d’opérer même avec des vents forts. Le développement de l’aviation de chasse va les rendre très vulnérables. Ils doivent être protégés par l’artillerie antiaérienne. En cas d’alerte, ils sont ramenés au sol rapidement. Mais il est souvent trop tard et l’utilisation du parachute se généralise alors même que les aviateurs s’en servent peu.


En 1877, le génie met en place un Etablissement central d’aérostation militaire à Chalais Meudon. On y étudie les premiers développements des planeurs et des avions. En 1909, la Direction de l’artillerie crée à son tour un Etablissement d’aviation militaire dirigé par le lieutenant-colonel Estienne. Les deux services ne sont pas d’accord sur l’emploi des matériels car les artilleurs ne veulent pas se contenter de la grande reconnaissance voulue par le commandement.  Ils souhaitent également développer des appareils aptes au combat et notamment au bombardement.

Avec l’apparition de la chasse au printemps 1915, les avions d’observation doivent dorénavant être armés, sous peine de devenir des proies faciles. Ce Farman F40 est équipé d’une Hotchkiss.

A partir de 1900, les progrès réalisés conduisent à des réflexions sur la défense contre aéronefs (DCA). La vitesse initiale de l’obus doit être importante. Un canon de 75 sur automobile est adopté en 1913. Il en existe un exemplaire lors de l’entrée en guerre.

Pour coordonner les efforts tous les services concernés sont regroupés sous une même autorité dès 1910. Puis la séparation de l’aviation et de l’aérostation débouche le 21 avril 1914 sur la création d’une 12e direction au ministère de la guerre, celle de l’aéronautique.

Une batterie de 75 sur un site spécialement aménagé. Ces pièces seront également placées sur des véhicules automobiles. L’artillerie antiaérienne reste cependant peu efficace sauf lors des attaques à basse altitude. Les matériels de pointage, la vitesse des obus sont inadaptés mais surtout, les pièces sont trop peu nombreuses pour effectuer des tirs de saturation, les seuls réellement efficaces.

 

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