L'artillerie française de la Grande Guerre
par Jean-Philippe LIARDET, dr

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Introduction

Entre la fin de la guerre de Sept ans (1756-1763) et la Révolution (1789), l’artillerie française était redevenue la meilleure du monde, sous l’impulsion de Gribeauval. Lors de ses nombreuses campagnes, Napoléon fait un bon usage de cet outil incomparable qu’il ne peut faire évoluer faute de temps. Il constitue notamment dès que cela est possible une grande batterie de plusieurs centaines de pièces. Après les pertes de Russie, cette puissance de feu doit compenser l'inexpérience de l'infanterie. Néanmoins, dans les dernières années de l’Empire, les matériels ennemis deviennent progressivement supérieurs en quantité comme en qualité.


Officier de l'artillerie à cheval de la garde en grande tenue - 1810
par Taconville

Après 1815, le système Gribeauval reste en vigueur. Le passage au système Valée en 1827 n’apporte pas de changements radicaux. Le développement de l’artillerie française se fait alors lentement, avec une lente intégration des découvertes technologiques.

Le système Gribeauval se caractérise surtout par la standardisation des matériels :
canons de 12, de 8 et de 4 (plus tard remplacé par un 6) et un obusier de 6.
Ces chiffres correspondent au poids en livre des boulets.
Un canon de 8 comme celui-ci avait un calibre de 100 mm.
Les pièces et les attelages sont considérablement allégés
ce qui permet la manœuvre de l’artillerie sur le champs de bataille.


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