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La réforme constantienne
Constantin
sort vainqueur des guerres civiles et impose deux réformes qui
bouleversent la civilisation romaine:
- en 313, par l'édit de Milan,
il impose le christianisme comme religion d'Etat. Le paganisme
est toléré mais reste vivace;
- en 330, Constantin fait de
Byzance, rebaptisée Constantinople, la deuxième Rome

Les commandements frontaliers
de l'empire d'occident vers 395
Les
empereurs militaires du IIIe siècle avaient déserté Rome au profit
de capitales itinérantes plus opérationnelles mais Constantin
prend acte de l'appauvrissement économique, du déclin politique
et stratégique de la Cité qui avait conquis l'univers. Il renforce,
bien que devenu empereur unique en 324, la bipartition qu'avait établie
Dioclétien entre l'Occident latin et l'Orient grec. Faille géopolitique
profonde qui est à la base de l'éclatement de l'Empire, de sa
disparition à l'Ouest et de sa survie à l'Est jusqu'en 1453 sous
les couleurs de Byzance. Faille qui continue de séparer l'Europe
en deux entre Catholiques latino-germaniques et Orthodoxes gréco-slaves.

Les commandements frontaliers
de l'empire d'orient vers 395
Une
troisième réforme, moins persistante historiquement, est à mettre
au crédit de Constantin: la réforme de l'armée. Alors que Dioclétien
avait augmenté les effectifs en les portant à plus de 450.000
hommes, tout en les maintenant aux frontières, Constantin modifie
profondément la structure de l'armée. En 325, il crée deux classes
opérationnelles: les troupes d'intervention dites comitatenses ("d'accompagnement");
les troupes frontalières dites ripenses ("riveraines")
ou plus tard limitanei ("frontalières"). La
vieille distinction opérationnelle entre légionnaires et auxiliaires
disparaît en même temps que les cohortes prétoriennes supprimées
en 312. L'empereur Constantin impose aux fils de vétérans de
s'engager dans l'armée. Puis l'obligation est étendue aux fils
de militaires en activité. Ces derniers seront recrutés dès l'âge
de 16 ans alors que l'âge normal est de 18. Ce recrutement héréditaire
forcé entraîne une vague de désertions. Beaucoup de fils de vétérans
entrent dans les ordres, exemptés d'obligations militaires, car
l'Empire est devenu chrétien. D'autres se coupent un pouce, particulièrement
en Italie. L'enrôlement prend souvent l'aspect d'une arrestation.
C'est une nouvelle armée qui naît.
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