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Epilogue
Un
contemporain, le philosophe et orateur grec païen Libanius, analysant
les causes de la défaite fait le constat suivant: "Certains
accusent nos généraux, d'autres nos soldats, affirmant que les
généraux n'ont pas correctement entraîné les hommes sous leur
commandement, ou que les soldats étaient lâches. Quant à moi
je respecte le souvenir des combats qu'ils ont menés, le courage
avec lequel ils sont morts dans leurs rangs et ont répandus leur
sang... N'attribuons pas le succès des Barbares à la lâcheté, à la
faiblesse ou au manque d'entraînement. La valeur des soldats
et des chefs était la même que celle de leurs ancêtres, et ils
ne leur étaient inférieurs ni en technique militaire, ni en instruction.
Leur amour de la gloire les a fait combattre la chaleur et la
soif, le feu et le fer, et préférer la mort à la fuite. Comment
alors l'ennemi nous a surpassé? Je suis persuadé que la colère
des Dieux nous en est la cause".

Labarum
: emblème chrétien de commandement institué par Constantin
en 312
avec la devise "Au nom du Christ toujours tu vaincras".
(source : diptyque de Probus, 406, cathédrale d'Aoste)
L'habileté des
chefs gothiques n'est pas à mépriser. Flavius Mérobaude, poète
d'origine franque, écrit au Ve siècke que les Teutons que combattait
César étaient inexpérimentés dans l'art de la guerre, mais que
les Goths n'étaient plus des Barbares mais les égaux des Romains
dans la guerre. Les Barbares, à force de combattre pour ou contre
les Romains sont devenus des adversaires plus redoutables. La
crise ouverte en 376 n'est réglée qu'en 382 par la négociation.
Théodose Ier, le successeur de Valens, accepte de reprendre les
Goths comme fédérés. L'avenir réservera aux Romains d'autres
mutineries gothiques...
Bibliographie
Ammien
Marcellin, Res Gestae, éd. J. Fontaine, E. Galletier,
M.A. Marie, G. Sabbah, LBL, Paris, 1968-1984.
Th. S. Burns, The
Battle of Adrianople: A Reconsideratio,: Historia, 22,
1973, p.336 sq.
J. Straub, Die
Wirkung der Niederlage bei Adrianopel auf die Diskussion über
das Germanenproblem in der spätrömischen Literatur, Philologus,
95, 1942-1943, p.255-286.
H. Wolfram, Histoire
des Goths, Albin Michel, Paris, 1990.
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