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Derniers combats
Le
14 avril, la Luftflotte 4 effectue encore 270 sorties avec même
le soutien de quelques appareils hongrois. Pendant toute la durée
de l'offensive soviétique, elle a continué à supporter
avec efficacité les troupes au sol avec des chasseurs-bombardiers
et ses derniers bombardiers, disputant même la supériorité aérienne à un
ennemi très largement supérieur en nombre. Mais le
manque de carburant et l'arrivée des appareils américains
au-dessus de ses bases vont progressivement paralyser son action.
La
poussée russe se poursuit malgré la perte de 80
chars face à la 6. SS-Panzer-Armee entre le 11 et le 14.
Le 18, la 6. Panzer-Division rejoint le secteur de la 8. Armee
menacée par plusieurs pénétrations ennemies.
Le 509. Tiger-Abteilung la rejoint tandis que la 10. Fallschirmjäger-Division
est attachée au I. SS-Panzer-Korps. Entre le 16 et le 18,
celui-ci détruit 42 chars dont 24 pour le seul Kampfgruppe
Peiper. Le 22, Hitler décide de rester dans Berlin pratiquement
encerclée et de ne pas rejoindre ses dernières armées
dans le sud. La situation se stabilise sur l'ensemble du front
tenu par le Heeresgruppe Süd qui devient le Heeresgruppe Ostmark
le 24. La Das Reich est mise en réserve pour prévenir
l'arrivée de troupes alliées par l'ouest. Mais elle
reçoit l'ordre avec la Hohenstaufen de se préparer à un
transfert vers le Heeresgruppe Mitte pour une contre-attaque en
direction de Berlin. Au sud, la 8e armée britannique profite
de la capitulation rapide des troupes allemandes en Italie pour
menacer les arrières de la 2. Panzer-Armee.

Cette
colonne de SdKfz 251 de la Leibstandarte route vers l'ouest
pour se rendre
aux Américains.
Seuls des éléments de la
Totenkopf seront remis aux Russes et connaîtront une longue
captivité
et une mortalité importante comme tous
les prisonniers des camps soviétiques.
Le 7 mai, le generaloberst Rendulic
ordonne à ses hommes
de gagner l'ouest pour se rendre aux Américains. Heeresgruppe
Süd compte encore 450 000 hommes et occupe une ligne de front
continue. Il a fallu à l'Armée rouge une offensive
continue de 46 jours pour repousser les troupes allemandes au-delà de
Vienne. Pendant presque toute cette période, la 6. SS-Panzer-Armee
a occupé le secteur du front le plus large en plein centre
du dispositif allemand avec des effectifs non seulement insuffisants
mais également amputés au profit des armées
voisines. La performance catastrophique de l'état-major
de la 6. Armee s'est ajouté au refus de l'OKH et de Hitler
d'autoriser suffisamment tôt les replis nécessaires
pour raccourcir la ligne de front tout en conservant les matériels
lourds. Aggravée par le manque de carburant et de pièces
de rechange pour les matériels endommagés, cette
rigidité habituelle a accéléré l'usure
de divisions allemandes déjà affaiblies.
L'engagement
de la 6. SS-Panzer-Armee en Hongrie pour une offensive sans espoir,
plutôt qu'en Pologne pour barrer la route de
l'Oder et de Berlin aux Russes est un non-sens stratégique.
Mais l'usure de cette unité dans un combat défensif
qui ne lui a pas permis d'utiliser des moyens encore importants
pour manœuvrer et frapper encore plus durement l'ennemi, démontre
le manque de qualité du commandement exercé par le
Heeresgruppe Süd qui va manquer les rares opportunités
qui s'offrent à lui, notamment lors de la percée
initiale russe dans les Montagnes vertes. C'est l'abandon trop
lent du saillant de la 6. Armee à l'Est du lac Balaton,
pourtant autorisé par le haut-commandement allemand, qui
va déséquilibrer définitivement le dispositif
allemand. La 6. SS-Panzer-Armee, transférée de ce
saillant qu'elle vient de conquérir, est engagée
trop tard vers le nord. Puis elle doit tenir le terrain, faute
d'obtenir les divisions dont elle a besoin pour se dégager
une marge de manœuvre pour une contre-attaque d'envergure.
Le I. Kavallerie-Korps, la 9. SS-Panzer-Division Hohenstaufen et
même pendant de longues journées une partie de la
1. SS-Panzer-Division Leibstandarte restent sous le commandement
de la 6. Armee qui couvre pourtant un front d'une quinzaine de
kilomètres seulement. Le transfert tardif de divisions de
la 2. Panzer-Armee au sud et le retrait tout aussi tardif des Infanterie-Divisionen
allemandes de la poche le long du Danube au nord aggravent encore
la situation. En face, le haut-commandement soviétique analyse
parfaitement la situation et exécute à la perfection
son plan.
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