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Le general de Angelis, commandant
la 2. Panzer-Armee se voit attribuer la 297. Infanterie-Division.
Il propose de la
placer en réserve au nord de son dispositif pour prévenir
une nouvelle retraite de la 6. Armee. Il demande aussi la possibilité de
se replier sur la ligne de défense Margaret, plus courte,
et la subordination du I. Kavallerie-Korps qui n'est alors plus
qu'en contact radio avec Balck. Ses deux demandes sont refusées
mais il donne cependant à ce dernier l'ordre de se replier
pour se rétablir sur des positions mieux ordonnées.
Le 29, le 18e corps blindé et le 5e corps de cavalerie de
la Garde frappent à la jointure entre les deux armées
allemandes. Malgré les demandes pressantes des commandants
en chef de la VI. SS-Panzer-Armee mais aussi de la 2. Panzer-Armee
et de la 8. Armee, Wöhler refuse d'aligner sa ligne de front
sur la frontière austro-hongroise. Avec un centre faible
enfoncé sur les deux ailes de la 6. Armee et deux ailes
exposées, le Heeresgruppe Süd est pourtant en complet
déséquilibre. Alors que les premiers soldats russes
foulent le sol du Reich, la décision prise est enfin de
transférer la 117. Jäger-Division et la 11. Fallschirmjäger-Division
du Heeresgruppe E toujours autour de Sarajevo. La 6. SS-Panzer-Armee
reçoit l'autorisation de se retirer sur la ligne Pribina
qui s'appuie sur le lac Neusiedl. Quelques renforts lui sont bien
tardivement affectés : la 356. Infanterie-Division, le III/
818. Heeres-Artillerie-Abteilung et le 103e bataillon d'artillerie
hongrois.

Un
M4A2 (76)W suivi de deux Universal Carriers dans les rues de
Vienne. 1 212 furent
fournis par les Anglais et 1 348 par les Canadiens.
Les Russes
manquaient d'un véritable véhicule blindé de
transport de troupes comme le M3 américain ou le SdKfz
251 allemand.
Mise en difficulté par la retraite de la 6. Armee, qui n'a
plus de communication ce jour avec le Heeresgruppe Süd alors
qu'il est désormais en territoire autrichien, la 2. Panzer-Armee
n'est pas autorisée à reculer et doit continuer à protéger
des champs pétrolifères en ruines en raison des bombardements
alliés. De nouveau Balck trouve un bouc émissaire
avec le IV. SS-Panzer-Korps. (5. SS-Panzer-Division, 1. et 3. Panzer-Divisionen)
et la division hongroise Szent Laszlo reconstituée après
les durs combats du début de l'année. Il annonce
que cette dernière est entièrement passée à l'ennemi
et désarme les dernières unités hongroises
qui se battaient encore avec ténacité aux côtés
des Allemands pour protéger les derniers lambeaux du territoire
national. Son armée est définitivement coupée
de ses deux voisines qui tiennent pourtant des fronts plus larges
avec de moindres effectifs. Son habitude de ne pas vouloir annoncer
de mauvaises nouvelles à ses supérieurs en tenant
ses positions jusqu'au bout et le manque de coordination dans l'emploi
de ses unités accélèrent leur usure.
Le
29, Guderian est remplacé par le general Krebs. L'annonce
de son départ porte un rude coup au moral des unités
allemandes qui voient partir l'un des derniers chefs à avoir
leur confiance. Les derniers espoirs de victoire évanouis,
les soldats allemands vont désormais chercher à défendre
le sol de leur pays contre l'invasion soviétique en attendant
l'arrivée des Alliés occidentaux. En cette fin du
mois de mars, après deux semaines d'offensive ininterrompue,
le haut-commandement soviétique se trouve en situation de
répéter la manoeuvre d'encerclement employée
pour Budapest. Le 3e front d'Ukraine (6e armée blindée
de la Garde, 4e et 9e armées de la Garde) concentre ses
forces pour opérer un vaste mouvement tournant par le sud
en profitant de la brèche de 50 kilomètres entre
la 6. SS-Panzer-Armee et la 6. Armee. Pendant ce temps, le 2e front
d'Ukraine (46e armée, 2e corps mécanisé de
la Garde et 23e corps blindé) repousse la 8. Armee le
long de la rive droit du Danube.
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