Objectif Vienne, 1945
par Jean-Philippe Liardet

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La VI. SS-Panzer-Armee

La 6e armée blindée de la Garde fait porter son effort sur Veszprem pour acculer la 6. Armee au lac Balaton. Le general Balck reçoit l'ordre d'attaquer vers le nord pour faire sa jonction avec le I. SS-Panzer-Korps. Bien que ses unités s'agglutinent sur une zone de plus en plus étroite et qu'il retienne encore sous son commandement des unités malgré les ordres du Heeresgruppe Süd, le general Back refuse que la ligne de partage entre les deux armées soit déplacée vers le nord. La 6. SS-Panzer-Armee se retrouve donc sans moyens pour combler la brèche au centre de son dispositif mais aussi avec son flanc sud dégarni par le refus de la 6. Armee d'occuper les positions qui lui sont attribuées. La première dispose cependant de six divisions et demi pour tenir un front de 85 km contre neuf divisions et demi pour 10 km à la seconde qui place d'ailleurs en réserve l'intégralité de la 1. Panzer-Division. Le tableau ci-joint permet de mesurer la situation respective des deux armées.


Le chef d'état-major de la 6. SS-Panzer-Armee, le general-major Kraemer, signale que faute de renforts, il sera impossible de contenir les Russes, notamment dans la zone forestière au sud de Kisber. Le Heeresgruppe Süd décide alors de transférer la 3e armée hongroise à la 8. Armee et d'affecter à cette dernière la 153. Infanterie-Division. La 232. Panzer-Division reçoit l'ordre de gagner Raab. Toutes les deux ne sont que de faibles unités d'entraînement.


Ce SdKfz 250 fait probablement partie du groupe de reconnaissance de la 12. SS-Panzer-Division Hitlerjugend.
Il est équipé de deux mitrailleuses MG 42 mais les jumelles de son équipageet son antenne radio sont les éléments les plus déterminants car il est particulièrement important d'identifier rapidement les axes de progression de l'ennemi.
Pendant la majeure partie de l'offensive russe, la division tient en effet un front de plusieurs kilomètres et ne peut établir de front continu.


Le general Balck n'hésite pourtant pas à affirmer au commandant en chef du Heeresgruppe Süd que la Hohenstaufen a quitté ses positions avant d'être relevée, que l'ensemble des unités SS font preuve d'un manque de combativité et qu'elles fournissent les trois-quarts des fuyards. Le General Wöhler en informe Guderian sans même demander des éclaircissements à Sepp Dietrich. Dans la foulée, Balck annonce que ses troupes sont dans une situation désespérée et demande même des renforts. A deux reprises, il contacte directement Guderian pour se plaindre notamment de la Hohenstaufen dont le commmandant, l'Oberführer Stadler, lui a directement demandé le transfert de son unité. Même avec le transfert sous son commandement de la 1. Volks-Grenadier-Division, Balck refuse toujours le transfert du Kampfgruppe de la Leibstandarte, lui aussi bizarrement disparu. Puis il va jusqu'à demander à être relevé de son commandement si celui-ci lui est retiré.


La 1. Panzer-Division reçoit l'un de ses derniers Panthers neufs, en avril 1945.
Depuis le début de l'offensive soviétique, les pertes sont surtout dues au manque d'essence
et de pièces de rechange qui conduisent à abandonner les véhicules.


Le 24 mars, le Generaloberst Rendulic est nommée à la tête du Heeresgruppe Süd dont le General Wöhler continue assumer le commandement jusqu'à son arrivée, mi-avril. Le même jour, les troupes alliées se préparent à franchir le Rhin, tandis que 600 bombardiers lourds frappent les usines hydroélectriques de Scharzheide et la région de Vienne.

Situation le 23 mars 1945

 

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