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La VI. SS-Panzer-Armee
La
6e armée blindée de la Garde fait porter son
effort sur Veszprem pour acculer la 6. Armee au lac Balaton. Le
general Balck reçoit l'ordre d'attaquer vers le nord pour
faire sa jonction avec le I. SS-Panzer-Korps. Bien que ses unités
s'agglutinent sur une zone de plus en plus étroite et qu'il
retienne encore sous son commandement des unités malgré les
ordres du Heeresgruppe Süd, le general Back refuse que la
ligne de partage entre les deux armées soit déplacée
vers le nord. La 6. SS-Panzer-Armee se retrouve donc sans moyens
pour combler la brèche au centre de son dispositif mais
aussi avec son flanc sud dégarni par le refus de la 6. Armee
d'occuper les positions qui lui sont attribuées. La première
dispose cependant de six divisions et demi pour tenir un front
de 85 km contre neuf divisions et demi pour 10 km à la seconde
qui place d'ailleurs en réserve l'intégralité de
la 1. Panzer-Division. Le tableau ci-joint permet de mesurer la
situation respective des deux armées.

Le chef d'état-major de la 6. SS-Panzer-Armee, le general-major
Kraemer, signale que faute de renforts, il sera impossible de contenir
les Russes, notamment dans la zone forestière au sud de
Kisber. Le Heeresgruppe Süd décide alors de transférer
la 3e armée hongroise à la 8. Armee et d'affecter à cette
dernière la 153. Infanterie-Division. La 232. Panzer-Division
reçoit l'ordre de gagner Raab. Toutes les deux ne sont que
de faibles unités d'entraînement.

Ce
SdKfz 250 fait probablement partie du groupe de reconnaissance
de
la 12. SS-Panzer-Division
Hitlerjugend.
Il est équipé de deux mitrailleuses
MG 42 mais les jumelles de son équipageet son antenne
radio sont les éléments les plus déterminants
car il est particulièrement important d'identifier rapidement
les axes de progression de l'ennemi.
Pendant la majeure partie
de l'offensive russe, la division tient en effet un front de
plusieurs kilomètres et ne peut établir de front
continu.
Le general Balck n'hésite pourtant pas à affirmer
au commandant en chef du Heeresgruppe Süd que la Hohenstaufen
a quitté ses positions avant d'être relevée,
que l'ensemble des unités SS font preuve d'un manque de
combativité et qu'elles fournissent les trois-quarts des
fuyards. Le General Wöhler en informe Guderian sans même
demander des éclaircissements à Sepp Dietrich. Dans
la foulée, Balck annonce que ses troupes sont dans une situation
désespérée et demande même des renforts.
A deux reprises, il contacte directement Guderian pour se plaindre
notamment de la Hohenstaufen dont le commmandant, l'Oberführer
Stadler, lui a directement demandé le transfert de son unité.
Même avec le transfert sous son commandement de la 1. Volks-Grenadier-Division,
Balck refuse toujours le transfert du Kampfgruppe de la Leibstandarte,
lui aussi bizarrement disparu. Puis il va jusqu'à demander à être
relevé de son commandement si celui-ci lui est retiré.

La
1. Panzer-Division reçoit l'un de ses
derniers Panthers neufs, en avril 1945.
Depuis le début
de l'offensive soviétique, les pertes sont surtout dues
au manque d'essence
et de pièces de rechange qui conduisent à abandonner
les véhicules.
Le 24 mars, le Generaloberst
Rendulic est nommée à la
tête du Heeresgruppe Süd dont le General Wöhler
continue assumer le commandement jusqu'à son arrivée,
mi-avril. Le même jour, les troupes alliées se préparent à franchir
le Rhin, tandis que 600 bombardiers lourds frappent les usines
hydroélectriques de Scharzheide et la région
de Vienne.
Situation le 23 mars 1945

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