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La VI. Armee
Le
Heeresgruppe Süd a réagi trop tard et s'avère
incapable de faire exécuter ses ordres par la 6. Armee (Armeegruppe
Balck) qui continue à retenir les unités dont la
VI. SS-Panzer-Armee a besoin pour assurer ses missions. Or, la
6. Armee occupe un secteur de front de plus en plus réduit
avec toujours plus de moyens. Le IV. SS-Panzer-Korps lui est de
nouveau affecté, ce qui lui permet de récupérer
la Wiking et de conserver la Hohenstaufen que le Heeresgruppe Süd
lui a pourtant à plusieurs reprises ordonné de transférer
et dont il a conservé une partie. La mauvaise foi du general
Balck est telle qu'il a même indiqué ne plus savoir
où se trouvait la division ! C'est pourtant celle-ci qui
se sacrifie pour conserver ouvert un étroit corridor permettant
le retrait de ses unités devant l'assaut de la 27e armée
russe. Balck réclame par ailleurs presque tous les jours
la contre-attaque de la 6. SS-Panzer-Armee. Il demande aussi avec
insistance que celle-ci assure la sécurité de sa
zone arrière dans la région de Stuhlweibenburg, déclarée
ville fortifiée par le Führer. Encerclée de
toute part, le chef de la Wiking profite d'une affectation provisoire
au III. Panzer-Korps pour éviter à ses hommes un
sacrifice inutile tant que la Hohenstaufen et la 1. Panzer-Division
peuvent encore assurer son recueil. Cet événement
tombe à point pour le chef de la 6. Armee qui va continuer
de se plaindre du manque de combativité des divisions de
la Waffen SS. Ses récriminations trouvent un écho
auprès du General Wöhler, chef du Heeresgruppe Süd,
mais aussi de Guderian qui a servi dans le même régiment
que lui avant-guerre.

Un
SdKfz 251 transporte des rondins de bois pour construire une
route.
La boue entrave l'offensive
allemande "du
printemps"
mais les Soviétiques bénéficient
d'une meilleure météo quand ils passent à leur
tour à l'attaque.
Elles lui servent aussi pour justifier
la retraite désordonnée
de ses troupes. Trop tardive et mal préparée, avec
des lignes de ravitaillement qui ont tardé à se redéployer,
elle contraint les unités à abandonner une grande
partie de leur matériel lourd. Le chaos ambiant et le manque
d'efficacité sont accrus par la mauvaise habitude de disperser
sur le terrain les unités des divisions qui perdent ainsi
une grande partie de leur cohésion. Les unités de
la 6. Panzer-Division resteront ainsi réparties entre les
deux armées.

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