Objectif Vienne, 1945
par Jean-Philippe Liardet

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La VI. Armee

Le Heeresgruppe Süd a réagi trop tard et s'avère incapable de faire exécuter ses ordres par la 6. Armee (Armeegruppe Balck) qui continue à retenir les unités dont la VI. SS-Panzer-Armee a besoin pour assurer ses missions. Or, la 6. Armee occupe un secteur de front de plus en plus réduit avec toujours plus de moyens. Le IV. SS-Panzer-Korps lui est de nouveau affecté, ce qui lui permet de récupérer la Wiking et de conserver la Hohenstaufen que le Heeresgruppe Süd lui a pourtant à plusieurs reprises ordonné de transférer et dont il a conservé une partie. La mauvaise foi du general Balck est telle qu'il a même indiqué ne plus savoir où se trouvait la division ! C'est pourtant celle-ci qui se sacrifie pour conserver ouvert un étroit corridor permettant le retrait de ses unités devant l'assaut de la 27e armée russe. Balck réclame par ailleurs presque tous les jours la contre-attaque de la 6. SS-Panzer-Armee. Il demande aussi avec insistance que celle-ci assure la sécurité de sa zone arrière dans la région de Stuhlweibenburg, déclarée ville fortifiée par le Führer. Encerclée de toute part, le chef de la Wiking profite d'une affectation provisoire au III. Panzer-Korps pour éviter à ses hommes un sacrifice inutile tant que la Hohenstaufen et la 1. Panzer-Division peuvent encore assurer son recueil. Cet événement tombe à point pour le chef de la 6. Armee qui va continuer de se plaindre du manque de combativité des divisions de la Waffen SS. Ses récriminations trouvent un écho auprès du General Wöhler, chef du Heeresgruppe Süd, mais aussi de Guderian qui a servi dans le même régiment que lui avant-guerre.


Un SdKfz 251 transporte des rondins de bois pour construire une route.
La boue entrave l'offensive allemande "du printemps"
mais les Soviétiques bénéficient d'une meilleure météo quand ils passent à leur tour à l'attaque.


Elles lui servent aussi pour justifier la retraite désordonnée de ses troupes. Trop tardive et mal préparée, avec des lignes de ravitaillement qui ont tardé à se redéployer, elle contraint les unités à abandonner une grande partie de leur matériel lourd. Le chaos ambiant et le manque d'efficacité sont accrus par la mauvaise habitude de disperser sur le terrain les unités des divisions qui perdent ainsi une grande partie de leur cohésion. Les unités de la 6. Panzer-Division resteront ainsi réparties entre les deux armées.

 

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