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Réactions
allemandes
Le
même jour, le haut-commandement allemand décide
que la 6. SS-Panzer-Armee doit prendre en charge le secteur entre
le Danube et le lac Valence afin de lancer une contre-attaque de
grande envergure. Détaché la veille à l'Armeegruppe
Balck, le I. SS-Panzer-Korps revient sous son commandement avec
le IV. SS-Panzer-Korps et la 3e armée hongroise. Avec adresse,
Balck a obtenu de faire intervertir les secteurs d'opérations
entre les deux armées au plus grand profit de la sienne.
Le changement doit être opéré en vingt-quatre
heures ce qui s'avère vite irréaliste en raison du
terrain, du manque de carburant et de l'action de l'ennemi. Le
II. SS-Panzer-Korps reste ainsi encore engagé dans le saillant
et éprouve les pires difficultés à confier
son secteur de front aux unités voisines. Engagé sans
interruption dans la région depuis le 1er janvier, le IV.
SS-Panzer-Korps est le plus faible des trois et se trouve depuis
trois jours confronté sans soutien aux attaques russes.
Quant au I. SS-Panzer-Korps, il doit combattre pour occuper les
points de regroupement qui lui sont assignés ! La 8. Armee
reçoit pour instruction de transférer le quartier-général
du XXIII. Korps au sud du Danube pour commander la 356. Infanterie-Division
et le Kampfgruppe Wolf, engagés dans les Montagnes vertes.
L'Armeegruppe Balck (6.Armee) reçoit l'autorisation de réduire
sa ligne de front et de transférer le I. Kavallerie-Korps à la
6. SS-Panzer-Armee dès que possible.

Une
pièce
de 88 mm prête à intervenir contre une aviation
soviétique
désormais presque aussi menaçante
que l'aviation alliée à l'ouest.
Avec seulement une partie de ses
forces rassemblées, le
I. SS-Panzer-Korps réussit à stopper la progression
russe en détruisant une quarantaine de chars. Toute contre-attaque
est cependant impossible. Plus au nord, le II. SS-Panzer-Korps
ne peut faire mieux, ses deux divisions (2. SS-Panzer-Division
Das Reich et 6. Panzer-Division) étant en cours de transfert
sans même leurs bataillons de reconnaissance toujours sur
le front tenu par la 6. Armee. Le XXIII. Korps, désormais
rattaché à la 6. SS-Panzer-Armee, se retrouve progressivement
repoussé vers Komorn dont la défense est assurée
par la Panzer-Grenadier-Division Feldhernhalle de la 8. Armee,
alors en cours de reconstitution. La ville abrite les dernières
raffineries opérationnelles du secteur, vitales pour le
ravitaillement du Heeresgruppe Süd. Tourné par le sud
et acculée au Danube, la 3e armée hongroise (96.
et 711. Infanterie-Divisionen, 92. Brigade motorisée et
quelques éléments hongrois) ne dispose plus que du
fleuve comme voie de ravitaillement et de repli. La région
industrielle de Tatabanya est déjà sous le feu de
l'artillerie russe et ne présente cependant plus guère
d'intérêt sur le plan économique alors que
cette réduction du front apporterait à la VI. SS-Panzer-Armee
les unités d'infanterie qui lui font défaut pour
libérer une masse de manœuvre blindée.
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