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Au sud, la 2. Panzer-Armee
progresse encore de plusieurs kilomètres malgré de très violentes
contre-attaques soviétiques. Durement pressées, les
têtes de pont sur la Drau reçoivent l'autorisation
d'évacuer leurs positions. Mais Hitler refuse toujours d'affaiblir
les forces de ce secteur qu'il considère comme vital en
raison de la proximité des champs pétrolifères
hongrois, pourtant pratiquement détruits par les raids aériens
alliés. L'obsession qui a suscité la dernière
grande offensive allemande de la guerre reste vivace.
Pendant
ce temps, la percée russe se poursuit sur le même
rythme dans les Montagnes vertes. Dans le secteur du IV. SS-Panzer-Korps,
la situation devient également critique en fin de journée.
Si la 5. SS-Panzer-Division Wiking tient fermement ses positions
et inflige de lourdes pertes aux assaillants, la 3. SS-Panzer-Division
Totenkopf se trouve dans l'obligation de couvrir son flanc gauche
de plus en plus découvert par la déroute de la 2e
division blindée hongroise. Plusieurs de ses unités
se trouvent encerclées et doivent percer vers l'ouest pendant
la nuit. Au sud, le III. Panzer-Korps se trouve aussi menacé sur
ses arrières dans le secteur Stuhlweibenburg. A la fin de
la journée, la pénétration russe est profonde
d'une dizaine de kilomètres et large de trente. Le general
Balck, toujours trop optimiste, semble cependant peu préoccupé par
la situation de l'aile gauche de son armée et maintient
son quartier-général dans le secteur du III. Panzer-Korps.

Une
pièce
de 75 mm Pak en position près du lac Valence,
le 18 mars
1945. (Panzerjäger-abteilung 37).
Ce n'est pas le cas du Heeresgruppe
Süd, qui demande l'autorisation
d'employer le I. SS-Panzer-Korps pour frapper le flanc de l'offensive
russe. Dans la nuit du 17 au 18, Hitler donne enfin l'autorisation
de déplacer la 356. Infanterie-Division dans la région
de Mor et de positionner le I. SS-Panzer-Korps derrière
le IV. qui se voit également attribuer le renfort de
la 17. Werfer-Brigade (lance-roquettes).
Toute la journée du 18 mars, la 3e armée hongroise
se retrouve pressée par l'ennemi, mais composée pour
l'essentiel d'unités allemandes, elle tient fermement ses
positions au sud du Danube. Mais malgré un effort significatif
de la Lufflotte 4 qui effectue 300 sorties et l'arrivée
de la 92. Brigade, les quelques bataillons allemands engagés
dans les Montagnes vertes ne peuvent contenir les troupes russes.
Le IV. SS-Panzer-Korps réussit à maintenir ses positions
mais se trouve menacé d'enveloppement sur son flanc
gauche.
La 2. SS-Panzer-Division Das Reich
reçoit à son tour
l'ordre de se regrouper à l'arrière du front. L'aviation
russe est particulièrement active et gêne considérablement
les déplacements allemands. Les Soviétiques lancent
de puissantes attaques repoussées par les unités
allemandes de la 6. SS-Panzer-Armee qui tiennent des secteurs de
plus en plus étendus. Les pertes sont lourdes de part et
d'autre. Le commandement de la 6. SS-Panzer-Armee commence à mesurer
l'ampleur de la catastrophe pour l'Armeegruppe Balck et la menace
sur ses lignes de ravitaillement. Il décide aussitôt
de les déplacer vers le sud.
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