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Au
milieu du mois de mars 1945, les Alliés
sont sur le Rhin et l'Armée rouge sur l'Oder, à moins
de 100 kilomètres de Berlin. L'offensive menée
en Hongrie par la 6. SS-Panzer-Armee s'enlise dans la boue et
se trouve
confrontée à des troupes russes bien retranchées
et de plus en plus nombreuses. Hitler insiste cependant pour
que l'opération qui mobilise ses dernières réserves
blindées se poursuive.
[Note de la rédaction :
cet article est le dernier des trois articles sur les combats
en Hongrie et en Autriche en 1945. Il
peut cependant se lire indépendamment.]

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007 Sherman M4A2 et 2 095 Sherman M4A2 (76)W furent livrés à l'URSS
par les Etats-Unis.
Leurs puissances de feu et leurs blindages
sont un peu supérieurs à ceux des T-34 et des T-34-85.
Ils
sont aussi plus confortables et d'une maintenance facile.
Ce Sherman M4A2 (76)W appartient au 2e front d'Ukraine.
Il franchit
un ponton dans sa progression vers Vienne, en avril 1945.
Objectif : Vienne !
Le haut
commandement russe va encore faire la preuve de sa grande maîtrise opérationnelle. Alors que les Allemands ont
de nouveau choisi d'attaquer dans un secteur puissamment fortifié dans
les jours précédents, ils font porter leurs efforts
sur le point faible du dispositif allemand. Les directives sont
envoyées dès le 9 mars. L'objectif final est Vienne.
Il est décidé de faire porter l'effort au sud du
Danube, dans le secteur du 3e front d'Ukraine qui se voit attribuer
la 6e armée blindée de la Garde, déjà en
cours de redéploiement à l'ouest de Budapest. Il
s'agit d'abord d'user les unités de la 6. SS-Panzer-Armee
du generaloberst Sepp Dietrich puis de déclencher une offensive
au nord du lac Balaton, dans le secteur de l'Armeegruppe Balck
(6. Armee) avec de puissants groupes de combat des 4e et 9e armées
de la Garde. Dans une deuxième phase, la 6e armée
blindée de Garde mènera une attaque concentrique
avec les 26e et 27e armées qui font face aux Panzerdivisionen.
Ensuite,
les unités conservées en deuxième échelon
pousseront vers l'ouest en direction de la capitale autrichienne
de concert avec le 2e front d'Ukraine qui exécutera une
attaque en tenaille sur les deux rives du Danube avec la 46e armée
renforcée par le 2e corps mécanisé de la Garde
au sud et la 7e armée de la Garde au nord.
L'offensive
est déclenchée le 16 mars alors que les
forces allemandes sont encore à l'attaque dans le secteur
de la 6. SS-Panzer-Armee. La 3. SS-Panzer-Divison Totenkopf et
la 5. SS-Panzer-Division Wiking sont violemment attaquées
dans les environs de Zamoly par le 2e corps mécanisé de
la Garde et le 23e corps blindé. Si elles résistent,
la 2e division blindée hongroise sur leur flanc gauche et
la 1ère division de cavalerie hongroise dans les Montagnes
vertes ne peuvent tenir. Depuis la chute de Budapest, le moral
de ces deux bonnes unités hongroises est au plus bas et
les pertes subies les derniers mois n'ont pas été compensées.
Contrairement aux ordres de l'OKH, elles sont encore engagées
en unités constituées au lieu d'être dispersées
au profit des unités allemandes. Le IV. SS-Panzer-Korps
du general der Waffen SS Otto Gilles se trouve donc dans l'obligation
d'engager immédiatement ses maigres réserves pour
colmater les brèches les plus proches de son secteur. Plus
au nord, rien ne peut cependant arrêter les troupes soviétiques.
Comme le terrain n'est guère propice aux grandes concentrations
blindées, les Russes utilisent leurs chars par groupes d'une
vingtaine à une trentaine en soutien de l'infanterie.
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