Les schnellboot allemands remportèrent de nombreux succès sur la côte Atlantique avec seulement quelques dizaines de bâtiments opérationnels en même temps.
L'US Navy agit sur une toute autre échelle avec plus de 600 navires et 16 000 hommes d'équipage. Les deux-tiers servirent avec une remarquable efficacité dans le Pacifique. Très rapidement, fut développé le concept de bases avancées pour que ces bâtiments au rayon d'action réduit puissent frapper dans la profondeur du dispositif ennemi. Les Japonais ne firent jamais l'effort de mettre en place un système de convois semblable à celui des Alliés pour se protéger contre la menace sous-marine ou aérienne. Il en fut de même pour les convois proches des lignes de front où les navires faiblement armés ou escortés devaient ravitailler des milliers de garnisons.
Les premières unités arrivèrent dans l'archipel des Salomons le 12 octobre 1942. Basées à Tulagi, non loin de Guadalcanal, elles participèrent aux violents combats navals de la zone jusqu'à l'évacuation des troupes japonaises. Alors que les croiseurs et les destroyers subissaient la loi de leurs homologues japonais.
Avec la supériorité aérienne croissante des Alliés, le trafic japonais dans les zones de combat reposa de plus en plus sur des transports rapides de nuit. La campagne de Nouvelle-Guinée, qui dura vingt-trois mois, vit l'engagement de 14 flottilles de vedettes lance-torpilles américaines. La zone d'opération se déplaça ensuite autour de Rabaul puis aux Philippines ou une vingtaine de flottilles opéraient en janvier 1945.

A la fin de la guerre, leur armement avait beaucoup évolué avec toujours des torpilles mais aussi un canon de 37 ou de 40 mm, un canon de 20 mm des jumelages de mitrailleuses de calibre 50 mais aussi des grenades anti-sous-marine ou des lance-fusée ce qui leur donnait une puissance de feu redoutable.
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