Le régiment de Panzers de la Totenkopf à Koursk
traduction et photos par Pierre Tiquet

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Notre unité s'est heurté à une ligne de défense constituée de nombreux canons antichars bien camouflés, mais a fini par la bousculer. Lorsque nous dépassons cette position, nous apercevons les restes des pièces ennemies et leurs servants tués à leur poste de combat. Notre attaque continue sa progression. Nous sommes de nouveau au beau milieu d’une position d’infanterie russes très bien camouflées. Iwan tire avec son artillerie sans arrêt, dans ses propres troupes pour stopper notre avance ! Viens l’ordre de reculer. Nous l’exécutons et 200 mètres en arrière nous obliquons vers la gauche et laissons les positions russes sur notre droite. Dans nos écouteurs retentit la voix de notre chef : "De Flohr à tous , la kompanie se rassemble là où monte une fusée rouge dans le ciel". A pleine vitesse, nous escaladons une petite hauteur sur l’aile gauche pour trouver une nouvelle position d’attaque.


Une colonne de Pzkw III Ausf L de la Totenkopf lors de l'opération Zitadelle.
Les jupes latérales ont été perdues. On note plusieurs jerricans à l'arrière de l'engin pour augmenter son autonomie
et l'indispensable câble de dépannage sur le flanc gauche. A cette époque, pratiquement tous les chars de ce type
ont été équipés ou rééquipés avec le canon de 50 mm long L/60 qui peut engager avec succès tous les chars russes.


Le régiment se déploie sur notre droite et en bonne largeur comme à l’exercice, en formation en V. Notre chef, Flohr, s'installe à la place qu'il affectionne : en tête ! Là où doit être tout bon commandant. Nous le suivons en avalant une petite colline. A l’opposé on distingue l’éclair de coups de départ ! "Obus explosif, 12h 30, 500 m, Pak !!!" (ndlr : indications de tir, l'avant du char pointe vers midi, le chef de char indique aussi l'obus à utiliser, la distance et l'objectif). De nouveaux éclairs de départ côté russe, mon pointeur aperçoit l’endroit précis du départ d’un coup de canon de Pak et transmet : "ciblé, visé …. Feu !" Maintenant les obus se suivent. Ils arrivent en plein milieu des canons antichars russes. Des morceaux de métal et des corps déchiquetés volent dans les airs. Le nid de canons antichars est détruit. Dans un vallon à notre gauche une colonne ennemie cherche à progresser. Nous la balayons de notre feu. A notre droite, sur la hauteur 1 kilomètre au nord-ouest de Poleshajew combat le gros de notre Panzer-Regiment en de terribles assauts. Quelques uns de nos blindés brûlent. Il n’est pas loin de 20 heures. Flohr donne à nouveau un ordre : "Suivez moi !! Nous rentrons dans le flanc des russes !". Les combats se poursuivent…

Copyright Pierre Tiquet pour toutes les photos.

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