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Notre
unité s'est heurté à une
ligne de défense constituée de nombreux canons antichars
bien camouflés, mais a fini par la bousculer. Lorsque nous
dépassons cette position, nous apercevons les restes des
pièces ennemies et leurs servants tués à leur
poste de combat. Notre attaque continue sa progression. Nous sommes
de nouveau au beau milieu d’une position d’infanterie
russes très bien camouflées. Iwan tire avec son artillerie
sans arrêt, dans ses propres troupes pour stopper notre avance
! Viens l’ordre de reculer. Nous l’exécutons
et 200 mètres en arrière nous obliquons vers la gauche
et laissons les positions russes sur notre droite. Dans nos écouteurs
retentit la voix de notre chef : "De Flohr à tous ,
la kompanie se rassemble là où monte une fusée
rouge dans le ciel". A pleine vitesse, nous escaladons une
petite hauteur sur l’aile gauche pour trouver une nouvelle
position d’attaque.

Une
colonne de Pzkw III Ausf L de la Totenkopf lors de l'opération
Zitadelle.
Les
jupes latérales ont été perdues. On note plusieurs jerricans
à l'arrière de l'engin pour augmenter son autonomie
et
l'indispensable câble de dépannage sur le flanc
gauche. A cette époque, pratiquement tous les chars de ce type
ont été équipés
ou rééquipés avec le canon de 50 mm long L/60
qui peut engager avec succès tous les chars russes.
Le
régiment se déploie
sur notre droite et en bonne largeur comme à l’exercice,
en formation en V. Notre chef, Flohr, s'installe à la place
qu'il affectionne : en tête ! Là où doit être
tout bon commandant. Nous le suivons en avalant une petite colline.
A l’opposé on distingue l’éclair de coups
de départ ! "Obus explosif, 12h 30, 500 m, Pak !!!" (ndlr
: indications de tir, l'avant du char pointe vers midi, le chef
de char indique aussi l'obus à utiliser, la distance et
l'objectif). De nouveaux éclairs de départ côté russe,
mon pointeur aperçoit l’endroit précis du départ
d’un coup de canon de Pak et transmet : "ciblé,
visé …. Feu !" Maintenant les obus se suivent.
Ils arrivent en plein milieu des canons antichars russes. Des morceaux
de métal et des corps déchiquetés volent dans
les airs. Le nid de canons antichars est détruit. Dans un
vallon à notre gauche une colonne ennemie cherche à progresser.
Nous la balayons de notre feu. A notre droite, sur la hauteur 1
kilomètre au nord-ouest de Poleshajew combat le gros de
notre Panzer-Regiment en de terribles assauts. Quelques uns de
nos blindés brûlent. Il n’est pas loin de 20
heures. Flohr donne à nouveau un ordre : "Suivez moi
!! Nous rentrons dans le flanc des russes !". Les combats
se poursuivent…
Copyright Pierre
Tiquet pour toutes les photos.
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