Le régiment de Panzers de la Totenkopf à Koursk
traduction et photos par Pierre Tiquet

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8 Juillet 1943

Le front étant continuellement en évolution, le commandant du 3. SS-Panzer-Regiment, le Stubaf Kunstmann, veut étudier lui-même le terrain. Il organise une petite reconnaissance avec son blindé de commandement et deux blindés dont un de transmissions ainsi que des pionniers et quelques éléments armés de son Etat-Major. Il tâte ainsi le terrain. Après trois ou quatre kilomètres vers l’est, un tir d’armes légères blesse l’Ustuf Lux alors que ces positions devaient être théoriquement aux mains du Panzer-Grenadier-Regiment der Führer de la 2. SS-Panzer-Division Das Reich qui occupe le secteur voisin. Nous répliquons en anéantissant le groupe russe (nous faisons huit prisonniers). Après 300 mètres, une colline nous masque l’horizon.


Une colonne de Pzkw III Ausf L de la Totenkopf progresse dans les bois. L'insigne tactique de la division pour Zitadelle
- trois barres verticales parallèles - est parfaitement visible. On aperçoit sous le canon, les éléments de chenilles qui
renforcent le blindage, c'est là qu'est touché le char de Stettner.


Ne voulant pas prendre de risques pour sa troupe, vu les événements qui viennent de se produire, notre chef fait stopper le groupe. Il s’avance seul avec son blindé jusqu’à la hauteur pour observer les lieux. Les deux blindés radios restent en protection pas trop loin derrière. Le blindé de notre chef roule doucement et au bout de 40 mètres, il sursaute d’avant en arrière en même temps qu’un bruit épouvantable de ferraille démoli se fait entendre et que des éclats volent de la tourelle. Le chauffeur évacue en courant et en gesticulant et en criant : "Le kommandeur est mort ! Le char brûle !" Je recueille le pauvre homme choqué et lui montre que son char ne brûle pas. Je me faufile à gauche du blindé pour chercher d'où est venu le tir et j’aperçois à 300 mètres environ les positions antichars russes qui nous attendent. Le chauffeur s’est remis de son choc et remonte précautionneusement dans le char et le ramène doucement vers l’arrière. Nous l'appuyons de notre feu. Là bas, les russes sont de nouveau calmes. Le blindé étant hors de portée et de vision nous l’inspectons. Deux impacts ont atteint la tourelle. Par radio nous informons l’Etat-Major. Le corps de notre bien-aimé kommandeur reposera au cimetière de Shurawlinyj. C’est le Stubaf G. Bochmann qui lui succède.

 

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