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Souvenirs
de l’Uscha Stettner commandant
de Pzkw III à la 5. Kompanie.
6 Juillet 1943
Depuis
les premières heures de la matinée le II/
3. SS-Panzer-Regiment (sous le commandement du Stubaf J. Bochmann)
attaque en étroite collaboration avec les semi-chenillés
blindés de l’infanterie sous les ordres de l’Ostubaf
Schneider dans la région au Nord-Est de Shurawlinyj. A 7
heure 40, le groupement blindé arrive à l’ouest
de Roshdestwenka, presque en même temps on aperçoit
10 T 34 dans la direction de Ssochenhoff.

Suwe
à la tourelle de son char (l'hommme par lequel nous
avons obtenu ces photos).
On aperçoit très bien au premier plan les trois
tubes lance-fumigènes de gauche.
Après avoir dépassé les
fossés antichars
nous nous regroupons et avançons. A notre gauche, roule
la 6. Kompanie sous les ordres de l’Ostuf Westphal. Nous évitons
une petite dépression et arrivons sur une petite hauteur.
Nous continuons notre avance en formation de coin. Devant nous
s’étale une vaste étendue plane et verdoyante.
Derrière, une petite vallée amenant aux rives du
Donetz. En face de nous, nous apercevons les toits des maisons
du village de Nepolajewo. Derrière le village, une petite
forêt s’illumine soudain d’éclairs ! Attention
feu d’antichars ! Nous ripostons tout de suite. Notre artillerie
reconnaît la cible et ouvre également le feu déclenchant
la réplique de l’artillerie russe. Du gros calibre
tombe entre nos blindés. La terre tremble. Un assaut sous
ce déluge de feu serait suicidaire. Nous recevons l'ordre
d'utiliser des fumigènes. Nous reculons pour nous rassembler
derrière la hauteur. Une roue motrice de mon char est touchée
et doit être changée. J’en averti mon chef de
groupe. L’intensité de l’artillerie russe décroît.
Je roule comme je peux vers le village voisin de Ssmorodino pour
me faire dépanner. L’un de nos avions de reconnaissance
revient de l’avant du front et lance une fusée
violette.

Cet
équipage de Tigre est en train de se réapprovisionner en munitions.
On voit bien la dimension impressionnante du terrible obus de 88
mm. 92 trouvent place dans l'engin.
Alerte
! Les blindés russes passent à l’attaque
! Nous entendons déjà les bruits de combats venant
de l’Est. Notre 5. Kompanie se rassemble à la sortie
du village pour les recevoir et contre-attaquer. En ce qui nous
concerne, nous sommes encore en train d’essayer de réparer
notre char. Nos grenadiers reculent sous la très forte pression
russe, sous un tir de soutien de nos véhicules blindés.
Notre position dans le village devient intenable. Une voiture freine
dans un crissement de pneus en arrivant à nos côtés,
l’adjudant de compagnie qui la conduit, l’Oscha Diegusch,
nous hurle de vite monter. Je prélève encore les éléments électriques
et de radio indispensables à la marche du véhicule
pour le rendre inutilisable par les russes et saute dans le véhicule
déjà en marche avec le reste de mon équipage.
Les balles russes nous sifflent déjà aux oreilles.
Nous rejoignons l’atelier de réparation où nous
percevons tout de même la roue dentée pour remplacer
celle endommagée qui nous permettrait de reprendre le combat
avec notre bon vieux Pzkw III. Une contre-attaque reprend le village
de Ssmorodino et nous pouvons rejoindre notre blindé resté sur
le terrain. En chemin nous essuyons des tirs et nous nous mettons à couvert.
A 500 mètres, nous apercevons la moto side-car de notre
infirmier. Le chauffeur gît à côté de
sa machine et dans les fourrés voisins nous trouvons le
corps horriblement mutilé de notre pauvre infirmier. Nous
serrons les poings. Nous continuons prudemment notre avance jusqu’à notre
blindé que nous réparons rapidement.
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