6. Division
Parachutiste (6. Fallschirmjägerdivision / 6.FschJgDiv).
Elle est crée
en FRANCE à la
fin du printemps 44 et sera largement consommée, à partir
d'août dans les combats à l'ouest, à l'exception
du 16. Régiment, détaché de la Division
et engagé sur le front oriental. Remise sur pied, elle
est notamment partie prenante des combats sur le RHIN inférieur
et sera rayée de la carte à l'exception de quelques éléments
résiduels. Au début du mois de mai 45, elle est
rejetée jusqu'au lac d'IJSEL avant de tomber entre les
mains des britanniques. Le 16. Régiment sera fortement
amoindri au cours des combats qui se sont déroulés, à partir
de l'été 44, en LITUANIE et en PRUSSE ORIENTALE,
avant d'être incorporé, à l'automne, au corps
blindé parachutiste Hermann Goering.
7. Division Parachutiste
(7. Fallschirmjägerdivision / 7.FschJgDiv).
Mise sur pied à partir de
septembre 1944, sous le nom de division "Erdmann",
elle est engagée sans tarder en HOLLANDE. A partir du
19 septembre 1944, la Division fait face aux parachutistes américains
au cours de l'opération "Market Garden", puis
sur la tête de pont de la MEUSE à VENLO. Elle franchit
la MEUSE à la mi-décembre. Projetée en ALSACE,
près de HAGUENAU, elle s'y oppose aux pénétrations
adverses, puis se replie sur le RHIN inférieur à la
fin du mois de janvier 45. Elle participe aux combats jusqu'à son
repli à l'est du RHIN. On la retrouve alors entre BISLICH
et HAFFEN. Fin mars, elle poursuit son repli jusque dans le secteur
de BOCHOLT, puis plus tard au sud ouest de OLDENBURG ; elle mène
encore quelques combats sur la digue d'EDEWECHTER. Des éléments
résiduels sont fait prisonniers dans ce secteur, tandis
que les reliquats de la division le seront en SCHLESWIG-HOLSTEIN.
8. Division Parachutiste
(8. Fallschirmjägerdivision / 8.FschJgDiv)
A l'automne1944, des unités
sont regroupées en HOLLANDE, autour du Groupement opérationnel "Wadehn",
qui deviendra 8° Division Parachutiste à partir du
15 janvier 1945. Des formations détachées vont
participer au combats notamment de NIMEGUE ( opération
Market Garden ) et à ceux qui se déroulent jusqu'en
février sur la ligne de la MEUSE entre VENLO et ROERMOND.
A partir de la mi-février la division est engagée,
par régiments constitués dans "la bataille
du RHIN inférieur". Après s'être repliée
au delà du RHIN, elle participe aux combats défensifs
de part et d'autre de REES, puis entame un repli vers le nord.
Le 6 avril 45, entre RHEINE et LINGEN, elle franchit l'EMS et
intervient dans le cadre des combats défensifs conduits
dans le secteur de CLOPPENBURG et au sud d'OLDENBURG. Les reliquats
de la division sont transférés au début
du mois de mai en SCHLESWIG-HOLSTEIN, où ils sont faits
prisonniers.
9. Division Parachutiste
(9. Fallschirmjägerdivision / 9. FschJgDiv).
L'ordre de mise sur pied est donné le
24 septembre 1944. Le contre-ordre est donné en décembre,
puis est annulé en janvier 45. Les unités sont
engagées isolément, au fur et à mesure,
vers le sud-est et au sud de STETTIN. La division se replie alors
avec de lourdes pertes puis, après le transfert de deux
bataillons vers BRESLAU, on la trouve engagée jusqu'au
20 mars 45 dans la région de STETTIN et de GREIFENHAGEN,
avant de traverser l'ODER pour rejoindre l'ODERBRUCH. Elle reçoit
des renforcements, parmi lesquels 1300 hommes sont acheminés
sans armes. Elle mène encore de durs combats à partir
de la mi-avril 45. Elle se replie en direction du secteur de
BERLIN, où elle est anéantie. Des éléments
résiduels, du niveau du bataillon, combattent à BERLIN
jusqu'au 2 mai. Les survivants parviennent, par groupe ou en
isolés, à rejoindre les lignes britanniques et
américaines pour être dirigés vers des camps
de prisonniers.
10. Division
Parachutiste (10. Fallschirmjägerdivision / 10.FschJgDiv).
La mise sur pied est intervenue
en avril 1945 en STYRIE ( elle était initialement prévue
en HOLLANDE ). Des unités des 1° et 4. Divisions
parachutistes devaient lui être affectées. Elles
furent dirigées sur la STYRIE. On y trouvait de nombreux
soldats, très jeunes en âge et notamment des élèves
des écoles de l'Air. Un Bataillon y livra de durs combats
en avril 1945 près de FELDBACH . L'essentiel de la division
fut cependant engagé fin avril 45 au sud de WILHEMSBURG,
puis transféré début mai dans le secteur
de BRÜNN-IGLAU, que des éléments de la division
de devaient pas atteindre au demeurant. (30. Régiment
parachutiste). D'autres unités n'y parviendront que le
7 mai. La Division tenta de se replier en direction des troupes
américaines qui avaient atteint la MOLDAVIE. Des formations,
voire même des unités élémentaires,
furent dépassées par les troupes soviétiques,
coupées de leurs arrières et détruites,
après avoir été en outre prises à partie
par les partisans tchèques. Les reliquats de la division,
qui avaient réussi à atteindre les lignes américaines
furent livrés aux troupes soviétiques.
11. Division
Parachutiste (11. Fallschirmjägerdivision / 11.FschJgDiv).
Elle est restée à l'état
fragmentaire. A partir du 10 avril elle est dirigée dans
le secteur d' OLDENBURG, où elle combat, ainsi que sur
l'Ems, mais également près de LEER et de BAD-ZWISCHENAHN.
Elle entame son repli fin avril début mai en direction
de VARE-JADE. On trouve également des éléments
de la division en HOLLANDE, puis ce fut la capitulation.
12. Division
Parachutiste (12.Fallschirmjägerdivision / 12.FschJgDiv).
Sa mise sur pied était prévue
par le général de Corps d'armée Student,
peu de temps encore avant la fin de la guerre, mais n'a jamais été au
delà des travaux préparatoires.
La Division d'instruction et
de renforts parachutiste
Transférée sur L'ODER
dès sa mise sur pied, la division est anéantie
au cours de son repli vers l'ouest et en particulier en MECKLEMBURG.
Des éléments de la division furent cependant conduits
en captivité chez les alliés occidentaux.
La Division blindée parachutiste
et le Corps "Hermann Goering"
Issue du "Groupement de Police
Wecke", transférée à l'armée
de l'Air en septembre 1935 en tant que "Régiment
Général Goering", devenue Brigade en 1942,
cette formation devient Division à partir d'octobre. Elle
est engagée en TUNISIE, début 1943 et y reste jusqu'en
mai , date à laquelle elle disparaît. (Les survivants
sont faits prisonniers.) Recrée en ITALIE et en FRANCE,
elle est transformée en "division blindée
HG", en juillet 1943, quand elle est en SICILE. Elle y est
engagée par la suite puis sur le continent italien. Entre
temps en juin 44, ses effectifs au combat ne sont plus que de
1775 hommes avant d'être de nouveau re-complétés.
Elle change de nom le 6 avril 1944, pour devenir "Division
blindée parachutiste Hermann Goering". A partir de
l'été elle participe sans interruption aux difficiles
engagements du front Est et en particulier depuis la fin du mois
de juillet et pendant le mois d'août, on la trouve dans
le secteur de VARSOVIE. Le "Corps d'armée blindé parachutiste
Hermann Goering" voit le jour à MODLIN en POLOGNE.
Le Corps est en PRUSSE ORIENTALE à partir de la mi octobre,
sa Brigade de renforts et d'instruction est décimée à GRAUDENZ.
Une nouvelle Brigade de renforts et d'instruction lui est affectée
en PRUSSE OCCIDENTALE. On retrouve le Corps dans le chaudron
d'HEILIGENBEIL, où est anéantie la 2. division
blindée parachutiste HG (Seuls 6.000 hommes sur 24.000
en sortiront vivants). Une nouvelle Brigade de renforts et d'Instruction
est mise sur pied à partir de la mi mars. Entre-temps,
intervient le repli, en particulier, de la 1. division blindée
parachutiste HG, dès la fin de janvier 1945, à travers
la POLOGNE, de "chaudron en chaudron", puis en HAUTE-SILESIE,
avec en particulier les combats dans le secteur de la NEISSE
et de STEINAU. On retrouve des éléments en avril
45 dans le secteur de GÖRLITZ. Des combats défensifs
sont menés à partir du 16 avril 1945 (une unité est
anéantie sur l'ODER). Des contre-attaques sont encore
menées dans le secteur de GÖRLITZ-BAUTZEN, BAUTZEN
est repris le 22 avril 1945 et des tentatives d'actions offensives
sont conduites dans ce secteur ainsi qu'à GROSSENHEIN
et au nord de cette ville. Le Corps est à DRESDE jusqu'au
5 mai 1945, puis ses reliquats tentent de se replier en direction
du sud-ouest (dans le ERZGEBIRGE), puis interviennent la capitulation
et la captivité, pour l'essentiel entre les mains de soviétiques.
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