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Daniel
Roudeillac est général de Division (2s) de
l'armée de terre. Saint-Cyrien (57/59), officier parachutiste.
A servi dans les troupes aéroportées du grade
de Lieutenant à celui de général de
Brigade. Ses affectations l'on conduit en Algérie,
en Afrique, au Moyen-Orient, en Caraïbe. Il a servi
de 1989 à 1992 comme Attaché de défense
près l'Ambassade de France à Bonn et a terminé sa
carrière comme Général Commandant supérieur
aux Antilles (92/94). Le général Roudeillac
est commandeur de la légion d'honneur et de l'ordre
national du Mérite. Il est Officier de l'ordre du
Mérite d'Allemagne Fédérale. Ancien
auditeur du Centre des Hautes Etudes militaires et de l'Institut
des Hautes Etudes de Défense national, il est co-auteur
d'un dictionnaire de défense publié chez
Larousse en 1988.
Les relations de travail et d'amitié, qui existent entre les parachutistes
français de la 11. Brigade Parachutiste (ex 11. Division Parachutiste)
et les parachutistes allemands des deux Brigades aéroportées
(Luftlandebrigade ) de la nouvelle Division des opérations spéciales
(DSK) de la Bundeswehr ne datent pas d'hier. Les deux partenaires fêtaient
déjà le 25° anniversaire de l'exercice bilatéral "COLIBRI" en
1987. Depuis lors les relations se sont intensifiées notamment à l'occasion
des engagements en ex-YOUGOSLAVIE. Fondés sur une estime réciproque
et la reconnaissance d'un professionnalisme avéré, les échanges
se poursuivent au delà du service, au sein des amicales, qui regroupent
les anciens, et en particulier au sein de la Fédération Européenne
des Anciens Parachutistes.
Même s'ils ont su se créer leurs propres traditions, en près
de 50 ans d'existence, les parachutistes allemands d'aujourd'hui s'inscrivent
dans la longue tradition de dévouement à la Patrie de leurs anciens.
Ils sont conscients de la perversité de l'idéologie, qui fit
dévier certains du chemin de l'honneur, mais ils ne peuvent pas oublier
le tribut payé à l'ALLEMAGNE par des hommes, jetés dans
la fournaise des combats, à peine sortis de l'adolescence. Les septuagénaires,
qui ont survécu aux combats des premiers mois de l'année 1945,
peuvent témoigner qu'à cette phase de la guerre, l'équivalent
d'un Bataillon parachutiste disparaissait chaque jour et que c'est l'équivalent
d'une Division qui était engloutie chaque semaine.
L'Universitaire Hans Martin STIMPEL, lui même auxiliaire de la Luftwaffe
en 1943, puis parachutiste à partir de 1944, vient d'achever la rédaction
de l'Histoire des Parachutistes allemands, publiée aux éditions
MITTLER en deux épais volumes. Examinons ce qu'il écrit, dans
un bref résumé final, sur l'historique des Divisions Parachutistes
allemandes, dont il souligne que la plupart furent mises sur pied à partir
de 1943 et recrées au fil des combats jusqu'aux derniers jours de la
guerre.
Extraits du Tome II "Les parachutistes
allemands". Les engagements sur les théâtres
d'opération est et ouest. ( Hans Martin STIMPEL. Mittler
Verlag ) :
1° Division Parachutiste
(1. Fallschirmjägerdivision / 1.FschJgDiv)
La 7. Division aérienne,
maintes fois engagée en RUSSIE, jusqu'en 1943, est rebaptisée
1. Division Parachutiste au printemps 43. Elle reste en ITALIE
de 1943 à 1945, époque au cours de laquelle ses
effectifs combattants sont parfois réduits à 1.000
hommes, du fait des combats. Elle fut cependant toujours reconstituée
et ses survivants ont été fait prisonniers, à partir
de mai 1945 et dirigés, pour une part sur des camps stationnés
en EGYPTE.
2° Division Parachutiste
(2. Fallschirmjägerdivision / 2.FschJgDiv)
Elle est mise sur pied en mars 1943.
Elle est engagée à ROME, quand les Italiens se
retirent des combats, puis à MONTEROTONDO et dans des
opérations menées en ITALIE. Elle s'empare de l' Île
de LEROS. En mai 1944, elle est en UKRAINE, où elle est
presque entièrement détruite. En partie remise
sur pied, la Division, qui regroupe les survivants des combats
d' UKRAINE est dirigée sur la BRETAGNE, à la mi-juin
1944. Des éléments participent aux combats de SAINT-MALO,
mais surtout aux combats de BREST, jusqu'au 20 septembre 1944,
au cours desquels ils seront anéantis. Le 6. Régiment,
ainsi que des petits détachements seront pratiquement
décimés en NORMANDIE. La Division est recrée à l'automne
44. Elle combat en Hollande, sur le Rhin puis dans le "chaudron" de
la RHUR, où les éléments restants seront
battus et faits prisonniers. Le 2. Régiment parachutiste
fut, à lui seul, anéanti quatre fois entre 1941
et 1942 et recrée aussitôt.
3° Division Parachutiste
(3. Fallschirmjägerdivision / 3.FschJgDiv).
Sa mise sur pied débute en
FRANCE fin 43. Elle est engagée à l'Ouest dès
le début de "l'Invasion en NORMANDIE".Elle
sera détruite dans le "chaudron" de FALAISE
et au cours des combats de repli qui suivirent. Recrée,
elle est notamment en HOLLANDE et à l'Ouest, où elle
participe à l'offensive des ARDENNES, à partir
de la mi-décembre 1944. La Division est largement consommée
dans ces combats et ceux qui suivirent lors du repli. Les derniers éléments
disparaîtront dans le chaudron de la RHUR.
4° Division Parachutiste
(4. Fallschirljägerdivision / 4.FschJgDiv).
Sa mise sur pied s'est effectuée
en ITALIE en 1943. Elle est y engagée dès les premiers
jours de 1944, et en particulier dans la tête de pont D'ANZIO-NETTUNO.
Elle se replie comme la 1. Division, et en avril 1945 ses
survivants entrent en captivité en ITALIE du Nord.
5° Division Parachutiste
(5.Fallschirmjägerdivision / 5.FschJgDiv).
C'est en FRANCE que la division est créée en avril 1944. Comme
la 3. Division, elle est anéantie dans les combats du débarquement
et ceux qui accompagnèrent le repli. Remise sur pied, elle est de nouveau
décimée au cours de l'offensive des ARDENNES et du repli qui
y fit suite. Des éléments survivants du 15. Régiment
Parachutiste et du 5. Bataillon du Génie Parachutiste vont se replier
dans la "Forteresse du HARZ" en avril 1945 et les derniers survivants
seront prisonniers des américains.
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