page
1 - page 2 - page 3
Un
furieux combat
Vers
8 heures du matin, la Luftwaffe intervient en force et
les troupes de montagnes allemandes en profitent pour lancer
une violente contre-attaque. Les Norvégiens refluent vers la
côte 295 où le capitaine Guittaut succombe. Puis le lieutenant
Garoux est grièvement blessé. La 2e compagnie doit alors décrocher à son
tour. Toute la tête de pont est désormais menacée.
Le lieutenant-colonel
Magrin-Vernerey refuse cependant le rembarquement
de ses troupes et les relance à l'attaque.
Aidés par la résistance de la section du
lieutenant Vadot, qui n'a pas quitté sa
position sur le remblai de chemin de fer
et empêche le déploiement des Allemands
depuis près de 4 heures, le reste du 1er
bataillon reprend le terrain perdu. Le
bataillon norvégien et la 3e compagnie
assaillent ensuite les positions allemandes
sur les côtes 457 et 407. A 19 heures,
elles sont entre leurs mains. Le long de
la voie ferrée, les canons de 25, hissés à grand
peine le long de la falaise, neutralisent
les casemates allemandes.
Le 2e bataillon,
réservé pour l'assaut direct sur Narvik,
n'est pas en position avant 19 heures en
raison des nombreuses attaques aériennes.
L'heure tardive incite le lieutenant-colonel
Magrin-Vernerey à repousser l'attaque au
lendemain 4 heures. Sous l'impulsion du
capitaine Amilakvari, le 2e bataillon prend
l'initiative d'avancer et occupe presque
sans opposition les collines proches de
la ville que les Allemands évacuent dans
la nuit. Le sommeil du chef de la 13e DBLE
est interrompu à cette nouvelle : la Légion
tient Narvik !

3 légionnaires
de la 13 traversant la voie ferrée entre Narvik et la
Suède
L'évacuation
Dans
les jours qui suivent la prise de Narvik, les Allemands sont
refoulés vers la frontière suédoise le long de la voie de chemin
de fer. Le général Dietl regroupe ses troupes pour un dernier
combat et cherche à éviter passage en Suède synonyme d'internement
pour la durée de la guerre.
Mais du 4 au 7 juin,
les 25.000 hommes du corps expéditionnaires
sont évacués dans le plus grand secret,
sans même que les troupes norvégiennes
soient informées de cette décision. Les
légionnaires du 1er bataillon sont les
derniers à rembarquer. Cette campagne coûte à la
13e DBLE 7 officiers et 60 hommes tués.
La plupart sont tombés le 28 mai dans les
rangs du 1er bataillon.
Sur le chemin du
retour, les transports de troupes évitent
de justesse une mortelle rencontre avec
les croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau,
venus bombarder la base logistique alliée à Harstad.
Le porte-avions Glorious et son
escorte n'ont pas la chance des légionnaires
et du reste du corps expéditionnaire et
sont envoyés par le fond. La 13e DBLE regagne
Brest le 15 juin pour participer à la formation
du réduit breton envisagé par un haut commandement
en pleine décomposition. Transportés vers
Rennes en train, les légionnaires reçoivent
aussitôt arrivés l'ordre de regagner Brest
d'où ils sont évacués vers l'Angleterre
sous les bombes de la Luftwaffe.
Une nouvelle aventure commence.
page
1 - page 2 - page 3 |